Pascal Chavernac, Sigma Méditerranée : “Notre transformation digitale est bien engagée !”

Pourquoi n’est-il plus Président du groupe national Resadia depuis l’été 2017 ? Comment évolue son entreprise Sigma Méditerranée ? Comment voit-il le numérique se développer sur le territoire de Carcassonne ? Les réponses de Pascal Chavernac, patron et fondateur de Sigma Méditerranée.

 

  • Vous n’êtes plus Président de Resadia depuis l’été 2017 : avez-vous été remercié ?

 

Pascal Chavernac : Non, absolument pas ! Pour rappel, Resadia est né de la réunion des groupements Resatis et Arédia, en 2006. J’ai présidé ce groupe pendant 11 ans, alors que les statuts prévoient une présidence de deux ans. Le fait que je sois resté à ce poste aussi longtemps n’est donc pas une remise en cause de la stratégie ou des résultats. D’une part, nous avons travaillé pendant près de deux ans à mon remplacement par Noël Minard, patron de A2COM à Rennes et je me félicite de sa nomination. D’autre part, Resadia va bien : le groupe réalise un chiffre d’affaires cumulé de 750 millions d’euros, il va doubler la surface de son siège à Pantin et il vient d’embaucher un commercial dédié aux grandes entreprises. On ne peut pas parler d’un groupe mal en point ! Par ailleurs, Resadia se diversifie et je suis à la commission “objets connectés” pour conforter cette évolution.

 

  • Où en est l’entreprise que vous avez créée, Sigma Méditerranée ?

 

Pascal Chavernac : J’ai créé Sigma Méditerranée voici 26 ans. C’est aujourd’hui un groupe présent dans plusieurs agglomérations occitanes, comme Carcassonne, Narbonne, Lézignan-Corbières ou Toulouse. A l’origine, le métier de base de l’entreprise était celui de distributeur de matériels informatiques et de logiciels. L’évolution a consisté a passé de ce métier à celui d’une entreprise d’ingénierie, qui développe ses propres solutions. C’est un changement radical, car ce ne sont pas les mêmes salariés et les mêmes profils : les développeurs, les ingénieurs ou les consultants prennent le pas sur les commerçants. Cela implique un changement de modèle économique, mais notre transformation digitale est bien engagée ! Les preuves ? Disons, entre autres choses, que nous nous intéressons de plus en plus à la robotique, ce qui n’était pas encore le cas au début de la décennie. On peut également parler de notre plateforme logicielle Gèranimaux, qui compte parmi ses clients les principaux laboratoires de recherche et pour laquelle nous préparons une levée de fonds.

  • Vous êtes impliqué dans le développement du numérique à Carcassonne : où en est-on ?

 

Pascal Chavernac : Le développement du numérique à Carcassonne est important et rapide. J’y vois au moins deux explications (ndlr : voir aussi notre interview du Président de Carcassonne Agglo). La première, c’est que l’Aude et Carcassonne sont physiquement au centre de la région Occitanie, ce qui lui confère autant de droits que de devoirs. Le principal de ces devoirs est de bien recevoir ses hôtes. La seconde, c’est que le développement d’un pôle numérique n’était possible que s’il existait une infrastructure forte : elle est là. Avec 1 Gbits/s en symétrique, Carcassonne est l’une des villes d’Occitanie les mieux dotées. Ma dernière remarque est un constat : le numérique ne doit pas être considéré comme un silo, séparé de tous les autres secteurs. A Carcassonne, la réussite est que c’est devenu un sujet transverse, qui concerne également le tourisme, l’immobilier, l’agroalimentaire, le transport, les énergies, etc… Si l’on cantonne le numérique dans un placard, même doré, cela ne marche pas !

Propos recueillis par Pascal Boiron, MID e-news  

Pascal Boiron était un journaliste spécialisé dans l'économie du numérique depuis 1987, il a notamment travaillé pour Technologies Bancaires, 01 Informatique, Décision Micro, Le Monde Informatique, Distributique... Il a co-fondé l'Agence "Campagne de Presse" en 2003 . Depuis 2009, Pascal était le rédacteur en chef de MID e-news. Il nous a malheureusement quitté en janvier 2020.

    Leave Your Comment

    Your email address will not be published.*