Ubisoft intègre la blockchain dans ses jeux vidéo

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Essentiellement centrée sur les cryptomonnaies, la technologie blockchain intéresse le monde économique. Si tous ne sont pas encore prêts à passer à l’acte, certaines applications ont d’ores et déjà vu le jour dans des entreprises locales. Exemple avec Ubisoft.

Intégrer la blockchain dans ses jeux vidéo. C’est la nouveauté introduite en décembre dernier par Ubisoft, éditeur français de jeux vidéo, créateur des jeux à succès Assassin’s Creed, For Honor ou encore Far Cry, et dont le studio montpelliérain emploie quelque 500 personnes. La firme française lance Ubisoft Quartz, une plateforme qui permet aux joueurs d’acquérir des « Digits », les premiers NFT sous forme de jetons (cf. glossaire) intégrés dans des items de jeux (armes, vêtements, etc.), ces objets que les joueurs acquièrent virtuellement. Objectif : permettre aux joueurs de gagner et posséder du contenu.

« Nous avons travaillé avec plusieurs entreprises qui utilisent la blockchain et commençons à avoir un bon savoir- faire pour développer l’industrie. Nous voulons être l’un des acteurs clés de ce développement », indique Frédérick Duguet, directeur financier d’Ubisoft, au site d’informations spécialisé Cointribune. Ces NFT seront utilisables dans les jeux dits « AAA » ou « Triple A », des jeux dotés de budgets de développement et de promotion élevés. Pour exploiter les premières NFT à faible consommation d’énergie jouables dans un jeu AAA, Ubisoft Quartz s’appuie sur la blockchain Tezos. « L’efficacité énergétique est une condition essentielle pour propulser la technologie blockchain dans un avenir où elle pourra être largement utilisée par des millions d’acteurs. Nous avons choisi Tezos en raison de son réseau et de son leadership sur les NFT propres », précise Didier Genevois, directeur technique blockchain chez Ubisoft.

Des pièces uniques pour collectionner des univers de jeu

Lancés en bêta avec le jeu vidéo Tom Clancy’s Ghost Recon® Breakpoint sur Ubisoft Connect pour Windows PC, les « Digits » sont commercialisés dans le cadre d’éditions limitées*. « Les NFT représentent des pièces uniques pour collectionner des univers du jeu d’Ubisoft », explique l’entreprise. En effet, chaque « Digit » a la particularité d’être unique. Il possède son propre numéro de série, et garde la trace de ses propriétaires actuels et antérieurs, faisant des joueurs une partie intégrante de l’histoire du jeu. « Cette expérimentation donne une durabilité à notre industrie, en remettant entre les mains des joueurs la valeur qu’ils génèrent par le temps qu’ils passent, les objets qu’ils achètent ou le contenu qu’ils créent en ligne », explique Nicolas Pouard, vice-président du Strategic Innovation Lab d’Ubisoft. Le « Digit » est accompagné d’un certificat de propriété stocké sur la blockchain Tezos, permettant aux joueurs de décider de revendre leur « Digit » à d’autres joueurs éligibles, sur des plateformes tierces en dehors de l’écosystème Ubisoft. « Ubisoft Quartz est la première brique de notre vision ambitieuse pour développer un véritable métavers (monde virtuel) », ajoute Nicolas Pouard.

Projet moins virtuel, Ubisoft a annoncé la création de son premier « game park », un centre immersif au cœur des Studios Occitanie Méditerranée, sur le domaine de Bayssan à Béziers. Prévu en 2025- 2026, le parc pourra accueillir 300.000 visiteurs par an, pour découvrir les mondes interactifs directement inspirés des jeux vidéo Ubisoft. Comme un avant- goût du métavers.
Hubert Vialatte

Sur la photo : Image d’illustration d’Ubisoft Quartz, la plateforme d’Ubisoft qui utilise la blockchain.
Crédit : Ubisoft

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