Neufs candidats pour reprendre Sigfox 

Placée en redressement judiciaire en janvier dernier, la start-up a vu plus de candidats intéressés par sa reprise qu’elle ne le pensait. La concurrence entre les repreneurs potentiels devrait ainsi améliorer les conditions de reprise.

« Nous sommes confiants que la performance du réseau et la satisfaction de ses clients motiveront une suite positive à la situation économique de Sigfox », annonçait la direction de l’IoT Valley dans un communiqué suite au redressement judiciaire de son fer de lance. Un mois plus tard, il semblerait que l’optimisme de la communauté d’entreprise labègeoise ait été de circonstance. Sigfox a ainsi compté pas moins de neufs entités se porter candidates pour sa reprise auprès du tribunal de commerce de Toulouse. « Ces offres témoignent de l’intérêt à la fois pour le profil technologique unique de Sigfox, et pour le potentiel de ses marchés ainsi que de la qualité de ses équipes », a réagi la direction de Sigfox dans un communiqué. 

Force est de constater que son réseau 0G dédié à l’internet des objets séduit toujours, à commencer par son ancien directeur et cofondateur Ludovic Le Moan, qui avait été écarté par le conseil d’administration en février 2021. L’entrepreneur se porte candidat avec sa nouvelle start-up, Actility, réputée pour ses solutions de connectivité industrielle et pour être à l’origine de la LoRa Alliance, technologie bas débit en concurrence directe avec Sigfox. Comme le fonds Buffet Investment Services Consortium, Actility est intéressé seulement par la reprise de Sigfox SA, qui détient la technologie et les salariés, sans sa filiale Sigfox France SAS qui gère le réseau en France. 

Parmi les sept entités qui sont intéressées par la reprise intégrale de Sigfox, trois sont opérateurs de réseaux Sigfox à l’international, à savoir Heliot Europe Gmbh (en Allemagne et en Slovénie), Iwire Innovation Management Ltd (au Moyen-Orient) et Unabiz (à Singapour, Taïwan et Hongkong). La société d’investissement britannique Greybull Capital LLP figure aussi aux côtés des prétendants, ainsi que les groupes de conseil Oteis et Sentiens et la société spécialisée en numérique et mécatronique.

Une trentaine de critères ont été sélectionnés par le CSE pour départager les neuf intéressés, et les administrateurs judiciaires ainsi que les équipes de Sigfox devraient procéder à l’examen détaillé dans les prochaines semaines. La procédure de redressement judiciaire de Sigfox court jusqu’au 26 juillet 2022.

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