La start-up Touplin au soutien des restaurants

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La jeune start-up toulousaine Touplin a récemment lancé une plateforme de référencement des restaurants à proximité qui proposent à ses clients des commandes à livrer ou à emporter. En indiquant leur carte, leur adresse et leur coordonnées, Touplin privilégie un contact direct où tous semblent y trouver leur compte. Entretien avec Anthony Carcaillon, cofondateur de Touplin.

Une solution 100 % gagnante

Touplin est une start-up de trois personnes, Anthony Carcaillon, Hugo Clementé et Vincent Guilleubaud, qui apporte son aide aux restaurants en pleine crise du coronavirus pour se digitaliser et trouver les moyens pour les faire gagner en visibilité. Pour cela la jeune pousse a mis en place une plateforme collaborative qui référence une large liste de restaurants à proximité qui propose des commandes de livraison ou à emporter. Indiquant l’adresse et le contact téléphonique, Touplin permet gratuitement à ses utilisateurs de faire leur choix en leur offrant un accès direct sur la carte numérique du restaurant, sans collecter aucune donnée personnelle. Avec 100 à 150 visiteurs quotidiens sur le site, la solution présente une opportunité pour les restaurateurs de gagner en visibilité sans verser la moindre commission. En privilégiant le contact direct avec le consommateur, la start-up propose ainsi une alternative 100 % gagnante en cette période particulière pour tous.

Un projet né pendant le confinement

Après deux années d’études à Digital Campus, Anthony, Hugo et Vincent avaient initialement une idée d’application vouée à dynamiser le secteur de la restauration pendant les heures creuses. « Alors que nous étions sur le point de lancer l’application, l’annonce d’un couvre-feu suivi d’un second confinement a été un coup d’arrêt », se souvient Anthony Carcaillon, cofondateur de Touplin. « À ce moment-là nous nous sommes demandé comment pouvions-nous aider les restaurateurs, et nous avons eu l’idée de lancer une plateforme de référencement des restaurants encore ouverts et qui propose des services de commande de livraison ou à emporter. C’est là que Touplin est né », précise-t-il.

Favoriser les commandes à emporter

C’est en misant sur les commandes à emporter que Touplin souhaite se distinguer des plus grosses plateformes de services de livraison. « Ce qui est dommage sur des plateformes comme Uber Eats ou Deliveroo, c’est qu’ils prennent une commission énorme. Quand on voit qu’Uber Eats prend 30 % sur la commande sans compter les frais de livraison, cela impute considérablement le chiffre du restaurateur. Voilà pourquoi nous essayons d’inciter les utilisateurs à commander à emporter et de ne plus avoir à passer par ces intermédiaires », précise le cofondateur de Touplin, qui se veut sceptique en ce qui concerne la rentabilité qu’offre ces plateformes sur le long terme. « Alors que les fast-foods y trouvent généralement leur compte sur ces applications puisqu’elles y effectuent la majorité de leurs commandes, c’est en revanche beaucoup plus compliqué pour les autres restaurateurs. Pour être allés à leur rencontre, beaucoup nous ont affirmé que dès que la crise sanitaire sera passée, ils se retireront de ces plateformes qui ne sont ni rentables ni flexibles », prévient Anthony Carcaillon.

Une aide à la création de sites internet

Après l’annonce du gouvernement d’une aide de 500 euros sous forme de chèque numérique destiné à la création de sites internet, la start-up, qui est encore à la recherche d’un business model viable, y a vu une porte d’entrée pour commencer à développer son business. « Alors que tout ce que nous faisions jusqu’à maintenant était gratuit, même la plateforme, il était temps de commencer à se faire de l’argent. Nous sommes donc allés voir les restaurateurs pour leur proposer de créer leur site internet pour 500 euros. Le but est d’automatiser la création de sites. Qu’elle soit simple, efficace et rapide » précise le cofondateur. Une plus-value non négligeable pour les restaurateurs puisque le prix pour la création d’un site vitrine se trouve en moyenne entre 1500 et 2000 euros. « Nous trouvons que les tarifs sont hors de prix, surtout en ce moment. Prendre 2000 euros aujourd’hui, à un restaurateur, c’est abuser », conclut-il.

Fortement dépendant des effets d’annonces du gouvernement, la start-up songerait aujourd’hui à diversifier sa clientèle et apporter leur savoir-faire aux petits commerçants qui eux aussi bénéficient d’une aide de l’État pour se digitaliser. Affaire à suivre donc…

Pour parcourir le site de Touplin cliquez sur le lien https://touplin.fr/feed. Vous êtes restaurateur ou souhaitez soutenir le mouvement ? Rendez-vous sur https://form.typeform.com/to/yi2Hldjm pour ajouter un établissement à la plateforme.

Sur la photo : de gauche à droite, Vincent Guilleubaud, Anthony Carcaillon et Hugo Clementé.

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