Comment le BTP passe au BIM

Le 26 septembre, une journée entière a été consacrée au BIM (Building Information Modeling) dans le cadre de la Mêlée Numérique 2018. Retour sur la 1ère des 3 tables rondes organisées, pour comprendre comment le numérique permet aux différents corps de métier concernés de mieux collaborer.

 

Si actuellement les chantiers de BTP fondés sur le BIM restent minoritaires en France, de grands donneurs d’ordre publics jouent un rôle de pionnier.

« Gagner avec le BIM ! ». La journée que la Mêlée Numérique a dédiée au Building Information Modeling débutait par une table ronde réunissant quelques uns des nombreux corps de métiers qui interviennent dans les projets du BTP. Depuis les promoteurs comme LP Promotion, les maîtres d’ouvrage comme Toulouse Métropole, les architectes d’I-dProject ou encore les assureurs comme Groupe Montmirail. « La montée en puissance du BIM est irréversible car elle permet au différents corps de métier de collaborer davantage », a expliqué en introduction de la session Bertrand Gatti, Directeur Général Délégué du bureau d’ingénierie et d’études OTCE.

En France, les chantiers de BTP fondés sur le BIM restent pour l’heure minoritaires, mais plusieurs grands donneurs d’ordre publics jouent un rôle de pionnier. Toulouse Métropole en fait partie et a lancé un premier concours sur le sujet du BIM en décembre 2016. Selon, Olivier Batlle, Responsable des grands projets d’architecture de cette collectivité, « l’une des grandes qualités du BIM est qu’il permet d’avoir des chantiers plus sereins, mais il est indispensable de convaincre l’ensemble des corps de métier ». Ce travail est fait et Toulouse Métropole en est aujourd’hui à son dixième concours « BIM » en moins de deux ans.

Optimisation des délais, des coûts et de la sécurité

Les retours d’expérience des différents intervenants ont montré que le BIM ne garantit pas uniquement une meilleure coordination : il permet également d’améliorer le respect des délais, des coûts et d’élever le niveau de sécurité. Les assureurs en ont bien conscience et mettent en place des polices dédiées, comme l’a précisé Vincent Payen, Directeur général adjoint des assurances Montmirail Groupe. « Il n’existe pas de tarification standard, car chaque projet est unique, mais un assureur est logiquement très vigilant sur la désignation d’un bon BIM manager », a-t-il encore expliqué. En l’occurrence, c’est souvent l’architecte qui joue le rôle de BIM manager et qui coordonne le suivi numérique du chantier et de son avancement. « L’architecte a par définition une position privilégiée car il peut avoir une vision transverse du chantier », a répondu Pierre Bonnard, architecte et gérant d’I-dProject. D’ailleurs, la table ronde était animée par un autre architecte, Mathieu Sudres (membre de la Maison de l’Architecture et cofondateur de Quaternion Design), ce qui illustre le rôle qu’entend jouer ce corps de métier dans la montée en puissance du BIM.

Pascal Boiron, MID e-news