BIM : comment « reconstruire la ville sur la ville » !

Le troisième temps fort de la journée consacrée au BIM dans le cadre de la Mêlée Numérique 2018 était dédié aux projets urbains, qui conduisent souvent à « reconstruire la ville sur la ville ». Cette table ronde a réuni les principaux concepteurs de la « ville de demain ».

De gauche à droite : Manuel Barrat, Directeur Associé d’ENEBIM et modérateur de la table ronde, Isabelle Ferrer, Présidente de la Fédération Régionale des Travaux Publics d’Occitanie, Lionel Henry, BIM & 3D manager d’ESRI France, Rémi Visière, Directeur R&D et Innovation de GA Smart Building, Cédric Chenot, Responsable PEM d’Europolia, Julien Chappaz, Directeur du Développement de Malet-SPIE Batignolles et Maitre Hubert Létinier, notaire à Toulouse.

Pour débuter, Cédric Chenot, Responsable PEM d’Europolia, a présenté les documents de travail qui servent à la conception de la future gare Matabiau, depuis les flux de voyageurs arrivant à pied ou en transports en commun jusqu’à l’accessibilité pour les automobiles en passant – bien sûr – par l’accès aux voies. Ce premier exemple illustrait le propos du second intervenant, ESRI. Lionel Henry, BIM & 3D Manager de la filiale française de l’éditeur de systèmes d’information géographiques (ndlr : SIG) a rappelé que le principal enjeu en milieu urbain était de « reconstruire la ville sur la ville, sachant qu’il existe désormais davantage de bâtiments à protéger et à rénover que de bâtiments à construire. » En la matière, il a cité l’apport essentiel du BIM dans la mobilité, car cette mise en commun des données permet à certains intervenants d’accéder à des informations à des moments où certains corps de métier n’étaient pas en mesure de les fournir (heures non travaillées, week-end, jours fériés…).

De son coté, Isabelle Ferrer, Présidente de la Fédération Régionale des Travaux Publics d’Occitanie, a insisté sur le rôle fondamental des dirigeants d’entreprise dans la promotion du mode BIM et dans sa montée en puissance dans les métiers des TP : « c’est notamment pour cela que nous avons créé le Passeport TP’ BIM' », a-t-elle précisé. Julien Chappaz, Directeur du Développement de l’entreprise de travaux publics toulousaine séculaire Malet (rachetée pas SPIE voici 8 ans), a expliqué comment le BIM permettait d’intervenir plus facilement sur des zones déjà bâties, sous lesquelles préexistent de nombreuses « couches » fonctionnelles (eau, assainissement, gaz, réseaux électriques, etc.). Ces propos ont été illustrés avec beaucoup d’humour et de détails par Rémi Visière, Directeur R&D et Innovation chez GA Smart Building, qui a relaté par le menu les nombreux déboires qu’une entreprise de travaux publics pouvait rencontrer durant une demi-journée sur un chantier : percement d’une voie d’eau, sectionnement d’un câble électronique, percement d’un conduit de gaz, etc. Autant d’exemples qui montrent les coûts que peuvent générer l’absence de BIM… Et les économies que peuvent amener les technologies numériques sur des chantiers complexes faisant intervenir des corps de métier très différents.

Pascal Boiron, MID e-news

Pascal Boiron était un journaliste spécialisé dans l'économie du numérique depuis 1987, il a notamment travaillé pour Technologies Bancaires, 01 Informatique, Décision Micro, Le Monde Informatique, Distributique... Il a co-fondé l'Agence "Campagne de Presse" en 2003 . Depuis 2009, Pascal était le rédacteur en chef de MID e-news. Il nous a malheureusement quitté en janvier 2020.

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