Avec Tech The Moon, huit nouvelles start-up visent la Lune

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ToulÉco

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L’incubateur toulousain dédié exclusivement à l’économie lunaire, Tech The Moon, vient de procéder à la sélection de huit candidats aux projets avancés pour sa promotion 2022.

Un demi-siècle après la fin du programme Apollo, en 1972, les États-Unis s’apprêtent à repartir vers le satellite naturel de la Terre et Artemis-1 constitue la première étape de ce retour. Ce ne sera pas encore l’heure du grand spectacle puisque cette mission, qui a été reportée deux fois, ne se posera pas sur la Lune et s’effectuera sans équipage. Seul passager humanoïde, un mannequin doté de capteurs qui mesureront l’accélération au décollage et la violente décélération lors de la rentrée dans l’atmosphère.

C’est la prochaine mission, Artemis-2, qui emportera en 2024 des astronautes jusqu’à la Lune, sans s’y poser. Cet honneur sera réservé à l’équipage d’Artemis-3, en 2025 au plus tôt. Ce projet américain, porté par la Nasa, inclut la France et le Centre national d’études spatiales (Cnes), qui déjà en 2021 avait anticipé la conquête de la Lune. En effet, la structure et l’incubateur toulousain Nubbo avaient créé le programme Tech The Moon exclusivement dédié à l’économie lunaire afin de sélectionner cinq start-up capables d’embarquer dans cette mission.

Après une première année d’existence, l’incubateur a procédé à une seconde sélection de projets qui développent des solutions technologiques innovantes et concrètes permettant de soutenir une présence humaine durable sur la Lune, qui s’est clôturée le 26 août.

Le 4 octobre, réunion du comité de sélection

Ce choix s’est réalisé selondes critères « exigeants » rapporte Anne-Laure Charbonnier, la directrice générale de Nubbo. Parmi les conditions non négociables : une hypothèse de business model viable à douze mois, la disponibilité à temps plein du porteur de projet principal et l’installation de la start-up en Occitanie. Quant aux technologies développées, elle sont larges : elles englobent par exemple l’alimentation ou la santé à bord des bases lunaires, les infrastructures ou encore les technologies utiles pour l’exploitation de la lumière et de l’eau. « Quinze dossiers ont été déposés. Ce qui est une bonne surprise », rapporte Anne-Laure Charbonnier. « Huit d’entre elles vont être présentées au comité de sélection qui se réunira le 4 octobre. »

Parmi les candidats déjà retenus, une « petite » moitié est originaire de Toulouse, souffle la directrice générale de Nubbo, sans en dire davantage. Au sein de la première moisson de projets incubés, The Exploration Company, qui a imaginé un véhicule orbital lunaire réutilisable, a déjà levé 5 millions d’euros.
Audrey Sommazi

Sur la photo : La Lune gibbeuse au-dessus de la Terre vue de la Station spatiale internationale. Crédit : Nasa.

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