A Montpellier, Kinvent mise sur l’IA pour la rééducation et la préparation physique


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Kinvent, start-up montpelliéraine spécialisée dans la conception et la fabrication de capteurs connectés pour les dispositifs médicaux de rééducation et performance sportive, vient de lever 6 millions d’euros. Les nouvelles solutions ont pour but d’aider à l’autonomie des patients.

L’ennui des patients dans leur séances de rééducation et la difficulté de partager les informations entre les acteurs médicaux sont deux enjeux soulevés par la start-up Kinvent, fondée en 2017 par Athanese Kollias. Pour y répondre, l’entreprise, qui devait enregistrer un chiffre d’affaires de 3 millions d’euros cette année, a développé sept capteurs connectés, afin d’apporter des données chiffrées aux patients, tout en enregistrant leurs progressions, « accessibles en moins d’une minute », indique Athanese Kollias.

Ce 2 décembre, Kinvent a annoncé avoir levé 6 millions d’euros auprès de Bpifrance, Sofilaro, les Business angels des Grandes Écoles et Unifund. D’ailleurs, des sportifs reconnus comme le footballeur international français Raphaël Varane, et le rugbyman montpelliérain Yacouba Camara, figurent parmi les investisseurs. Une originalité expliquée par le fait que Kinvent compte, parmi ses 4000 clients, des clubs de football de Ligue 1 et des équipes de rugby du Top 14. L’objectif de cette levée de fonds : accroître son développement à l’international et réaliser des opérations de croissance externe, notamment l’acquisition d’Atout Novation (reconnaissance du mouvement humain par vidéo et capteurs de mouvement). Aussi, l’entreprise prévoit de doubler son effectif, pour passer de 30 à 60 salariés d’ici fin 2022. Les postes à pourvoir sont des développeurs, des ingénieurs de la data, des électroniciens et des experts médicaux.

Travailler à domicile

« Jusqu’à présent, nous avons surtout travaillé avec des technologies biomécaniques à destination des kinés », explique le dirigeant. Certifiée Iso 9001 et Iso 13458, norme de qualité pour les dispositifs médicaux, l’entreprise prévoit de développer la R&D, avec l’élaboration de trois nouveaux capteurs l’année prochaine. L’idée étant de proposer des solutions reliant l’entrainement et le résultat obtenu, en se basant sur la vision assistée par ordinateur. L’objectif de cette technologie est de « donner davantage d’autonomie aux patients, pour qu’ils puissent travailler à domicile, en plus de leurs séances », explique Athanese Kollias, fondateur et ancien sportif de haut niveau.

Ainsi, des programmes sur mesure pourront être proposés aux patients, comme ceux étant opérés du genoux (ligaments croisés ou prothèse). Pour le suivi des personnes ayant des risques de troubles musculosquelettiques, Kinvent a engagé des discussions avec des syndicats et des groupes du CAC 40. En parallèle, elle tente de nouer des partenariats scientifiques et techniques, à l’instar des Hôpitaux de Paris ou du Montpellier Hérault Rugby.
Hubert Vialatte

Sur la photo : Grâce à sa solution, Kinvent collecte des informations pour faciliter la rééducation des patients. Crédit : DR.

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