Albi. Immersive Factory lève 1 million d’euros pour étoffer son offre de formation en réalité virtuelle

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Fondée en août 2016, la start-up dont l’équipe de R&D est basée à Terssac (à proximité d’Albi), a annoncé mi-janvier une levée de fonds d’un million d’euros auprès de WaterStart Capital. De quoi continuer à développer son offre auprès des entreprises tout en accélérant sa croissance à l’international.

L’hygiène, la sécurité et l’environnement (HSE)… C’est peu dire que la crise liée au Covid-19 a remis ces thématiques sur le devant de la scène. Un argument fort pour la start-up Immersive Factory, qui conçoit et propose des exercices de formation sur le sujet depuis 2016. «Dès le départ, l’idée a été d’utiliser la réalité virtuelle pour mieux sensibiliser les salariés aux risques d’accidents via la simulation de situations dangereuses lorsque les règles de sécurité ne sont pas respectées», explique Olivier Pierre, cofondateur. Exemple : un salarié oublie d’attacher son harnais de sécurité alors qu’il se trouve dans une nacelle, la réalité virtuelle lui fera vivre une chute, qui impactera durablement sa mémoire de manière à mieux intégrer les procédures.

L’offre de formation Immersive Factory représente aujourd’hui une soixantaine d’exercices, «développés avec et pour des grands comptes (Veolia, Suez, Sanofi, etc.) à partir de leur expérience en matière d’accidentologie», précise Olivier Pierre. Des exercices qui sont ensuite intégrés à une plateforme en ligne, de façon à les rendre accessibles à la centaine de clients que compte aujourd’hui la start-up.

Vers une offre «Covid-compatible»

La levée de fonds réalisée auprès de WaterStart Capital devrait ainsi permettre au «catalogue» de s’étoffer encore davantage, tout en s’adaptant aux problématiques actuelles… «Nous sommes en train de repenser un peu le concept de manière à le rendre Covid-compatible», explique l’entrepreneur. L’idée est notamment de faire en sorte que les formations soient accessibles aussi bien sur site qu’à distance – télétravail oblige – en diversifiant les supports (PC, tablettes, etc.). Mais aussi qu’elles abordent de nouveaux sujets de plus en plus en vogue : les bonnes pratiques environnementales ou la responsabilité sociétale de l’entreprise par exemple. Une stratégie qui devrait par ailleurs permettre à la start-up de toucher une typologie d’entreprises plus large, notamment les PME…

Autre axe de développement pour la start-up : poursuivre l’internationalisation de son offre. «Nous avons traduit nos exercices et mis en place un réseau de revendeurs dans une quinzaine de pays, qui nous aident à commercialiser notre offre», précise Olivier Pierre. Depuis son lancement en 2016, la jeune pousse connaît une progression d’environ 100% chaque année. Malgré la baisse d’activité qu’elle vient de subir en lien avec la crise du Covid-19, elle espère maintenir en 2020 le chiffre d’affaires atteint en 2019, soit 1,3 million d’euros.
Emilie Gilmer

Sur la photo : Olivier Pierre est l’un des quatre fondateurs de la start-up Immersive Factory, qui compte aujourd’hui une trentaine de collaborateurs répartis sur les sites de Terssac (Albi) et Paris.

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