Occitanie FinTech veut propulser les entreprises régionales du secteur

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En partenariat avec Touléco 

Les finetchs Occitanes se fédèrent sous l’impulsion des groupes Lyra et Fin Avenue. Objectif pour ce nouveau collectif : Dynamiser la filière et embaucher.

Anton Bielakoff et Alexandre Péroux, co-présidents d’Occitanie FinTech, veulent propulser les fintech de la région sur le devant de la scène nationale. Crédits : Valentine Chapuis – ToulÉco.

La fintech regroupe les entreprises technologiques de la finance. Conscientes de leur potentiel, celles d’Occitanie se fédèrent sous l’impulsion des groupes Lyra et Fin Avenue. Objectif pour ce nouveau collectif : Dynamiser la filière et embaucher. Stimuler l’emploi est l’un des objectifs majeurs d’Occitanie Fintech*, initiative lancée le mois dernier par deux chefs de file du secteur en région, Anton Bielakoff, PDG du groupe Lyra, et Alexandre Péroux, PDG de Fin Avenue. Créée il y a trois ans, cette dernière propose un investissement sur-mesure aux entreprises en excédent de trésorerie. Quant au groupe Lyra, ce spécialiste du paiement sur internet et en proximité est passé en quatre ans de 100 à 350 personnes pour un chiffre d’affaires qui sera supérieur à 70 millions d’euros en 2019. « Nous sommes devenus la première fintech de France. À ce titre, j’estime que nous avons un rôle d’entraînement et de dynamisation pour l’ensemble du secteur en Occitanie », explique Anton Bielakoff.

Faciliter le recrutement

D’où l’idée au sein du cluster numérique régional, Digital 113, de fédérer les fintech sous forme d’une factory, ou regroupement d’adhérents. Un groupe de travail se réunira à raison de deux ateliers par mois. « Nous avons du mal à recruter des profils d’informaticiens orientés finance. Sensibiliser l’écosystème universitaire régional ou les écoles d’ingénieurs au besoin de ces nouvelles formations et y inclure l’intelligence artificielle fait partie de nos missions. L’ensemble des fintech d’Occitanie, qui représente près de cinquante entreprises, peut facilement s’engager sur le recrutement d’une centaine de personnes par an », relève Anton Bielakoff.

S’imposer face aux fintech parisiennes

Sponsors de la factory, les banques sont associées au collectif. D’ores et déjà, la Banque Populaire Occitane, la Caisse d’Épargne et le Crédit du Nord ont répondu présents. Deux thèmes ont été retenus pour les ateliers à venir, le paiement et la blockchain. La première session aura lieu fin novembre. « Les fintech sont généralement très parisiennes mais je reste persuadé qu’en Occitanie, il est possible de développer une filière dynamique et de créer de l’emploi pour peu qu’on s’organise. La participation des grands industriels de la région à notre initiative serait un levier supplémentaire », estime Anton Bielakoff. Avec cette nouvelle visibilité, l’un des enjeux ultimes réside aussi dans l’aide aux levées de fonds des fintech régionales. De quoi mettre la finance au service de la finance.

Isabelle Meijers

* Entreprise innovante qui utilise la technologie pour repenser les services financiers

 

 

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