Jérôme Denis, Mimbus : « Les entreprises sont les premiers formateurs ! »

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Spécialisée dans les simulateurs pour les métiers manuels (soudure, découpe de bois, peinture industrielle…), l’entreprise toulousaine Mimbus développe de nombreux projets. Entretien avec son Directeur Général, Jérôme Denis.

  • Quel est aujourd’hui le métier de Mimbus ?

Jérôme Denis : Le principal, c’est la vente des simulateurs que nous avons développés – en France ou à l’étranger – pour des métiers dits manuels, comme la soudure, la découpe de bois, la peinture industrielle… Pour les organismes de formation comme pour les entreprises, les gains vont bien au-delà des économies de transport et de temps : les simulateurs permettent de réduire l’utilisation de matières premières. Cela représente environ les deux tiers de notre chiffre d’affaires, qui a été de 3 M€ en 2018. Le troisième tiers est surtout lié à notre plateforme de gestion des compétences (LMS ou Learning Management System) et aux services d’accompagnement que nous proposons, notamment à l’étranger.

  • Pouvez-vous préciser la présence de Mimbus à l’étranger ?

Jérôme Denis : Nous avons aujourd’hui environ 50 distributeurs de nos solutions au niveau international. Pour renforcer et développer ce réseau, nous venons de finaliser une levée de fonds de 400 K€, ce qui nous permettra de consolider notre implantation aux Etats-Unis (note de la rédaction : le bureau de Mimbus aux USA est situé à Chicago). De plus, nous venons de finaliser un partenariat avec Microsoft afin de renforcer la diffusion de notre solution de suivi des formations, « Vulcan », sachant que nous gardons un modèle économique de type « freemium » (ndlr : gratuit pour les fonctions basiques et rapidement payant pour les fonctions additionnelles).

  • Quels sont les grands axes de développement pour Mimbus pour 2020 et après ?

Jérôme Denis : Citons en trois pour résumer. Le premier concerne l’évolution de notre équipe : elle devrait passer d’une quinzaine de personnes actuellement à plus de 20 en 2020. Le second axe, c’est la diversification de Mimbus dans le domaine des métiers. Je donne un exemple – ce qui signifie que ce n’est pas le seul « nouveau » sujet suivi par Mimbus – qui est celui de la découpe de viande. Dans ce domaine, on peut aisément imaginer l’apport d’un simulateur en 3D par rapport à une méthode d’apprentissage plus traditionnelle. Le troisième axe, c’est notre développement à l’international : il faut confirmer notre présence aux Etats-Unis, mais il faut également préparer notre montée en puissance dans la zone Asie. Le dernier point – puisque j’en ai déjà cité trois – c’est l’évolution de notre clientèle. Nous avions coutume de travailler principalement avec les lycées professionnels, l’AFPA ou les centres de formation d’apprentis (ndlr : les « CFA »), mais nous constatons qu’un nombre croissant de grandes – voire de moyennes – entreprises construisent leurs propres cursus de formation.

Propos recueillis par Pascal Boiron, MID e-news

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