Conjoncture : en Occitanie, l’économie numérique génère des emplois en haut-débit

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Toulouse devient la deuxième zone d’emplois numériques de province juste derrière Lyon. Montpellier, tiré par Dell, lui emboîte le pas. Pour l’Insee, ce secteur est en train de générer une mini Silicon Valley en région Occitanie.


La dernière étude de l’Insee propose une cartographie sur la période 2007 – 2016. Crédits : Insee.

Alors que l’aéronautique progresse et que le BTP s’inquiète, il existe un autre secteur qui tire le dynamisme de la région Occitanie vers le haut, c’est celui de l’économie numérique. L’institut national de la statistique a fait les comptes et constate qu’en 2016, ce secteur d’activité a progressé de 4,4%, représentant 97.600 emplois liés au numérique. Pour les auteurs de l’étude de conjoncture publiée il y a quelques jours, « l’essor du numérique est une source de croissance pour l’économie. Entre 2007 et 2016, l’emploi numérique progresse de 10,6 % en Occitanie (+ 9300 emplois), alors que l’emploi total progresse de 6 %. »

Sans surprise, les emplois sont captés par les grandes métropoles que sont Toulouse et Montpellier, même s’il existe des foyers émergents qui se développent à Nîmes, Perpignan et Tarbes-Lourdes. Avec 51.500 emplois recensés, la Ville rose devient ainsi la troisième zone d’emploi de France pour le nombre d’emplois numériques en France après Paris et Lyon, et devant Bordeaux et Marseille.
A Toulouse, ce dynamisme s’explique par la présence de l’aéronautique. Secteur gourmand en informatique et en bureaux d’études (l’activité d’un cadre informatique sur trois est liée de façon indirecte à ce secteur), il a permis l’installation de grandes SSII (sociétés de services informatiques) devenues depuis des ESN (entreprises de services numériques), lesquelles ont favorisé l’émergence d’un écosystème orienté autour de l’innovation digitale et des locomotives des « French Tech ».
Nîmes tiré par Montpellier
A Montpellier, l’historique est un peu différent. Sa zone d’emplois spécialisés est notamment portée par les activités de fabrication de matériel informatique. « Elle bénéficie par exemple de l’implantation du siège pour toute l’Europe du Sud, du géant informatique mondial Dell », rappellent les statisticiens de l’Insee. Le secteur de la santé – le CHU de Montpellier étant le premier employeur de la zone – apporte également de quoi favoriser l’innovation et les emplois numériques.
Dans le tiercé de tête, Nîmes est la troisième zone d’emplois pour le numérique en Occitanie avec 3700 emplois. Elle « tire avantage de sa proximité avec Montpellier, la recherche de synergie et d’effets d’agglomération étant importante dans le domaine du numérique. » Les dispositifs d’accompagnement French Tech, initiées en 2014, ont profité aux métropoles de la région Occitanie.
A noter que ces estimations de l’Insee ne tiennent pas compte de la progression de l’économie depuis 2016, ni des nombreux projets (Aniti sur l’intelligence artificielle, Cité des start-up aux halles Latécoère, etc.) appelés à faire encore croître l’emploi numérique en Occitanie. A ce rythme, le secteur pourrait allègrement dépasser les 110.000 emplois à l’horizon 2025.

Martin Venzal, Touléco.
Économie numérique : de quoi parle-t-on ?
Selon l’Insee, il n’existe pas de définition qui fasse consensus pour délimiter le périmètre de l’économie numérique. Son étude retient donc un périmètre élargi fondé sur les conclusions d’un groupe de travail national réunissant l’Insee, la Dares et la DGE. Il englobe à la fois l’aspect « technologies numériques » (TIC et activités industrielles connexes) et l’aspect « création et distribution de contenus numériques ».

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