Toulouse : la jeune pousse IDCiné veut le retour des cinémas en centre-ville

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En partenariat avec Touléco 

La start-up toulousaine ID Ciné propose la construction de cinémas clés en main pour les collectivités locales ou des exploitants privés. Créée en 2017, elle a déjà livré deux cinémas et porte plusieurs projets dans le Sud-Ouest, notamment à Colomiers.

Henry Maître, fondateur et patron d’IDCiné.
Les villes moyennes ont aussi le droit à la culture ! Constatant que les multiplex poussent comme des champignons dans les grandes villes mais que les plus petites agglomérations sont délaissées, la start-up toulousaine IDCiné, créée en 2017, se positionne sur ce marché en proposant la construction de cinémas clé en main pour les collectivités locales ou des sociétés privées. Après des premiers chantiers menés à Tulle en 2015 puis à Saint-Chamond, dans la Loire, Henry Maître, le jeune gérant d’IDCiné, investit le Sud-Ouest où il a fait ses études.
« L’idée, c’est de ramener le cinéma et les loisirs dans les villes de taille moyennes, par exemple sur des friches industrielles, afin de redynamiser les centres-villes », détaille Henry Maître, qui a fait ses études à l’Insa Toulouse. « L’équipe municipale a souvent un projet culturel qu’elle veut réaliser durant le mandat, donc nous apportons notre expertise pour les conseiller et tenir les budgets ». La start-up gère le projet des demandeurs de A à Z, de la conception à la réalisation : aspects technique, juridique et financier, IDCiné aide au conseil, au business plan, au dépôt du permis de construire et à la construction du futur cinéma.
L’architecture au cœur des projets
Dans le Sud-Ouest, la société toulousaine, qui compte six salariés, a déjà livré son équipement à Biscarosse. Cette année, elle a lancé des chantiers à Andernos-les-Bains, sur un ancien terrain de football, et Castelnaudary. Elle a également signé un projet à Colomiers, débutant en 2020. « Nous proposons un prototype personnalisé pour chaque projet, où l’architecture et l’histoire du lieu ont une place primordiale, c’est notre marque de fabrique », assure le jeune homme de 33 ans, par ailleurs passionné de cinéma. « On propose de revenir à un cinéma de quartier qui maintient aussi le commerce de proximité. Nous ne visons pas les centres commerciaux comme les multiplex mais des villes d’environ 4000 habitants ou bien des cinémas de quartiers à rénover dans des Zac ».
Henry Maitre rêve de porter un jour un projet à Bordeaux ou à Toulouse. IDCiné affichait en 2018 un chiffre d’affaires de 9 millions d’euros.
Julie Rimbert, Touléco

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