Intelligence artificielle : Toulouse en pole position

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En partenariat avec Touléco 

La Ville rose est en lice pour accueillir l’Institut interdisciplinaire de l’intelligence artificielle (3IA). Une façon de confirmer la recherche et l’innovation de l’écosystème toulousain.

Toulouse est en lice pour décrocher le label Aniti qui la placerait en tête dans la recherche mondiale sur l’intelligence artificielle. Crédit photo : Hélène Ressayres – ToulÉco.

Acteurs publics et privés jouent collectif pour défendre le projet d’un Institut interdisciplinaire dédié à l’intelligence artificielle dans le cadre du programme national lancé par l’État. Parmi les douze dossiers déposés, quatre ont été retenus : deux sites à Paris, trois autres à Grenoble, Nice-Sophia Antipolis et Toulouse. À l’heure où nous écrivons ces lignes, un jury international étudie les projets détaillés en vue d’accorder (ou non) la labellisation définitive 3IA. Le projet Aniti (Artificial and Natural Intelligence Toulouse Institute) porté par l’Université fédérale Toulouse Midi-Pyrénées a pour ambition de créer une dynamique collective forte en rassemblant recherche, applications et formations dans les domaines phares de la métropole et de la région, notamment les transports, l’environnement ou la santé.

« Cet institut doit permettre de développer une nouvelle génération d’intelligence artificielle dite hybride », précise Nicolas Asher, directeur de recherche au CNRS et à l’Irit, responsable scientifique de ce projet ambitieux. « Avec 500 chercheurs, nous avons tout le potentiel nécessaire pour mener des projets audacieux allant de la recherche pure aux applications concrètes. L’objectif est de concevoir des programmes intégratifs en situations réelles et de tester l’acceptabilité sociale et la viabilité économique. Tout cela demande une synergie entre acteurs industriels, institutionnels et académiques. »

Un pôle à vocation européenne

La dynamique est enclenchée Le projet rassemble déjà 200 chercheurs issus de trente-trois laboratoires et une trentaine de grandes entreprises. Le futur institut, soutenu aussi par la Métropole et la Région Occitanie, devrait disposer de 24 millions d’euros durant les quatre premières années, un budget cofinancé par l’État, les établissements publics et les partenaires industriels. Illustration de cette volonté de jouer groupés, la signature le 14 janvier dernier, d’une convention entre Aerospace Valley et l’Université fédérale*. Un rapprochement afin de soutenir le pôle d’intelligence artificielle qui s’installerait sur le campus Paul-Sabatier.

« Toulouse a tout pour devenir un pôle européen dans ce domaine. Nous sommes aussi reconnus mondialement en robotique, en télédétection, nous disposons de données considérables sur l’atmosphère, les océans, l’aéronautique ou le spatial », assure Nicholas Asher. « Mais nous avons besoin de doubler le nombre d’étudiants diplômés en intelligence artificielle, c’est l’un des enjeux de ce projet mobilisateur. Quelle que soit la décision du jury, la dynamique est enclenchée et elle se poursuivra. Des programmes de recherche sont lancés notamment sur les véhicules autonomes, la robotique domestique ou l’environnement avec un monitoring de la planète (sol, sous-sol, eau, atmosphère…). » Au niveau national, les sites retenus sont appelés à collaborer pour faire de la France une référence mondiale en intelligence artificielle.

Marc Pouiol, Touéco

* On doit également mentionner le lancement officiel de l’entité « Occitanie Data », qui réunit le Conseil Régional et 16 structures privées et publiques, le 18 avril 2019 à Montpellier.

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