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Autodidacte, passionné et indépendant : Olivier Mangin s’appuie sur ces trois valeurs pour développer sa micro-entreprise dédiée au numérique. L’entreprenariat est pour lui un mode de vie.

« Je suis un autodidacte ! » : l’expression est plus qu’un leitmotiv pour Olivier Mangin, c’est le fondement de sa démarche. Dès l’âge de 15 ans, il se passionne pour les sujets du numérique. Nous sommes alors aux débuts des années 2000. Olivier Mangin n’est donc pas un « millenium » (ndlr : né après l’an 2000), mais partage de nombreux « codes » avec cette génération, à la fois très enthousiaste et complètement désabusée. Cette dualité lui permet de jongler avec de l’humour « pince-sans-rire », du jargon de « dev » et des sentences que l’on pourrait qualifier de « cyniques ». C’est un « micro-entrepreneur » (environ 45% des créations d’entreprises aujourd’hui, selon l’INSEE).

Bref, Olivier fait partie des ces personnes dont on a dit qu’elles avaient « un gros potentiel », mais qui se sont jetées dans la vie active très tôt, en l’occurrence après un « bac S », décroché sans trop d’efforts.

Tout en travaillant, Olivier perfectionne ses connaissances dans le domaine du numérique et, en 2017, il découvre l’espace de coworking de la rue d’Aubuisson (La Cantine Toulouse/La Mêlée). Là, il rencontre des personnes qui partagent les mêmes centres d’intérêt : des porteurs de projets, des férus de développement, des entrepreneurs en herbe (pas celle qui se fume, bien sûr)… « Le fait de venir travailler là et de rencontrer d’autres personnes m’apportent deux grands enrichissements, explique Olivier. Le premier est d’assurer une veille technologique constante, au sujet des outils, des applications, des solutions, etc. Le second concerne l’entreprenariat : nous tendons toutes et tous à devenir des microentrepreneurs et le fait d’échanger sur les bonnes pratiques nous fait gagner beaucoup de temps ».

Fort des conseils récoltés, il créée sa propre entreprise en 2018, dans le domaine du conseil numérique aux petites et moyennes entreprises. « J’apporte mon expertise pour qu’elles dimensionnent au mieux leurs infrastructures, matérielles ou réseaux, précise Olivier, mais je suis également porteur d’un message : il faut en finir avec le mythe selon lequel tout est gratuit, car de message est faux et a détourné nombre de PME de leur incontournable transformation digitale ». Autre point marquant : l’amplitude horaire. Olivier débute en général ses journées de travail dans l’après-midi et les prolonge jusque tard. « On pourrait penser que j’ai calqué mes horaires sur ceux des Etats-Unis », plaisante-t-il.

Au final, Olivier préfère dire « non » à certains clients plutôt que de baisser ses prix, voire de faire du « gratuit », comme de nombreux grands acteurs du numérique prétendent le faire. Aujourd’hui, après une année d’existence, il a une vision plus précise du niveau maximal de sa charge de travail et du nombre de clients qu’il peut accompagner. « Je pense que je ne pourrai pas aller au-delà de 11 à 15 clients, le chiffre variant en fonction de la régularité des prestations. Ce n’est évidemment pas la même chose si l’on suit le client tout au long de l’année ou si l’on crée un site web de façon ponctuelle », conclut Olivier Mangin. « C’est le métier qui rentre ! », ce qui pourrait être une devise du coworking.

Pascal Boiron, MID e-news  

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