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Les premiers interlocuteurs de la mission organisée dans la Silicon Valley ont permis aux participants de constater que les grandes différences entre les entreprises californiennes et leurs homologues françaises étaient plus liées à la facilité de développer une start up aux Etats-Unis qu’à une différence de niveaux technologiques.
Les membres de la Mission dans la Silicon Valley : Gosis, AS Management, Eco INVESTMENT, Itrust, SRC Solutions, Silicom, X-Prime ID et l'association La Mêlée
Une Cantine-incubateur privé au cœur de la Silicon Valley : voilà à quoi ressemble Parisoma, le 1er lieu visité par la mission. Concrètement, il s’agit d’abord d’un espace de coworking, où l’on croit dur comme fer que les espaces collaboratifs (500 sont recensés dans le monde, dont la Cantine toulousaine), sont le signe d'une nouvelle ère pour le travail et sonne la fin des organisations du travail dites « industrielles ». L’arrivée sur le marché de systèmes de visioconférence ou de téléconférence favorise par ailleurs le développement de communautés thématiques.
Si le rôle premier de Parisoma est de proposer un espace de coworking, sa mission s’apparente également à celle d’un incubateur.
Des services associés sont fournis aux start up (comme le kit de création de start up, les mises en relations avec les clients potentiels, les travaux administratifs et comptables, etc.).
Au-delà, chaque start up est suivie par un « mentor », qui la visite au moins une fois mar mois.
C’est le cas, entre autres exemples, de la start up Fabenouvel, créée par le Français Stéphane Distinguin, auparavant président de l’association Silicon Sentier qui a ouvert la première Cantine française au cœur de Paris.
Vers la fin du salariat ?
D’emblée les participants à la mission ont été frappés par la facilité avec laquelle on peut créer une entreprise et la mutation des rapports entre les salariés. « Nous passons de la civilisation du « peer to peer » et des process industriels à un univers d’ entrepreneurs indépendants et de leaders qui travaillent en réseau », a expliqué Marc Dangeard, un des presponsables de Parisoma Innovation Loft. Cette évolution du salariat vars le statut d'indépendant semble aujourd’hui omniprésente dans la Silicon Valley.
Selon les interlocuteurs rencontrés, l’investissement de départ pour créer une entreprise est quasiment de zéro, mais il faut convaincre un avocat de vous attribuer environ 20 000 $ de crédits d’honoraires. Dans les faits, la société peut être créée en ½ journée sur Internet. De plus, des bureaux sont généralement mis à disposition gratuitement en incubateurs, ou « cubicles ». La priorité des entrepreneurs doit être la protection intellectuelle (coût : 20 à 25 000 $ pour le dépôt d’un brevet) notamment dans les universités, car c'est pour elles une source de revenus importante.
Pascal Boiron, Midenews
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