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A 48 ans, Marc Péré a été choisi pour diriger le pôle de compétitivité Aerospace Valley. Désigné le 23 mai dernier, il succédera à Agnès Paillard dès la mi-juin après avoir quitté ses fonctions au sein de Telespazio. Après 22 ans passés dans le domaine spatial à Toulouse, Marc Péré relève un nouveau défi professionnel. Cet ingénieur-manager entend engager son action dans la voie initiée par son prédécesseur.
Crédits photo : Hélène Ressayres - Touléco
ARTICLE REALISE EN PARTENARIAT AVEC 
- Quelles sont les raisons qui vous ont motivé à candidater pour le poste de directeur général du pôle de compétitivité Aerospace Valley ? Ce poste se situe à la confluence de mon expérience professionnelle technique consolidée après 22 années passées dans le secteur spatial (voir ci-contre, ndlr) et de mon intérêt pour les territoires. Mon ambition est avant tout basée autour d’une équipe déjà en place, des experts de haut niveau dans les domaines de l’aéronautique, du spatial et des systèmes embarqués, mais aussi dans l’ingénierie financière et le développement international. La valeur ajoutée du pôle Aerospace Valley est constituée par le niveau d’excellence des 14 collaborateurs permanents salariés et des animateurs des Domaines d’activité stratégique (DAS). Une équipe de qualité qui a été constituée par mes prédécesseurs qui ont su dynamiser le pôle notamment en proposant des nouveaux services aux acteurs de ce tissu industriel.
- Quel est la nature de votre projet ? Il repose sur trois piliers. Le premier, cardinal, est d’accompagner l’émergence de projets innovants et collaboratifs. Le deuxième est de développer de nouveaux services dans la continuité de l’action d’Agnès Paillard qui a créé des services dédiés à l’ingénierie financière, au développement à l’international, à la propriété intellectuelle et à la mise en valeur des projets aboutis et encours. Il s’agit d’aider les entreprises porteuses de projets à s’orienter lorsqu’elles ambitionnent d’accéder au programme des Investissements d’avenir (ex-Grand emprunt, ndlr) ou encore aux plateformes mutualisées innovantes. Le troisième pilier de mon projet vise notamment à déterminer comment le pôle Aerospace Valley va s’articuler avec l’Institut de recherche technologique (IRT) qui sortira de terre très prochainement.
- Quel est le chantier majeur qui vous attend dès votre arrivée ? C’est sans aucun doute l’IRT. Début mai, le dossier présenté par Toulouse a figuré parmi les six retenus au plan national. L’un de mes premiers chantiers sera de trouver la meilleure articulation possible entre le pôle et l’IRT et ce de façon à favoriser dans un même lieu l’innovation technologique. Ma priorité sera également de poursuivre le travail d’animation de l’équipe du pôle, afin de maintenir le niveau d’excellence des services rendus aux entreprises membres du pôle de compétitivité Aerospace Valley.
- Quelle est votre vision de la refonte des pôles de compétitivité ? Le pôle Aerospace Valley va prochainement franchir une nouvelle étape. En rentrant dans l’ère 3 d’ici la fin 2011, une nouvelle feuille de route sera redéfinie. De l’usine à projets, le pôle doit rentrer dans une nouvelle dimension en devenant une usine à produits.
Propos recueillis par Sylvie Lagarrigue-Berger |