vendredi 25 mai 2012
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Cloud computing : attentes & potentiels pour les infrastructures (IaaS) et les plates-formes (PaaS) PDF Imprimer Envoyer
Lundi, 16 Mai 2011 08:06

Avec la pénétration progressive des applications en ligne à la demande selon le mode SaaS (Software as a Service), les prochains segments dynamiques du cloud computing s’annoncent être ceux des infrastructures (IaaS), des plates-formes applicatives et des environnements de développement (PaaS). Ces modèles engendrent cependant des exigences nouvelles pour les entreprises et des mutations organisationnelles profondes.

Ce document de synthèse délivre quelques-uns des résultats d'une étude multi-clients1 menée par MARKESS International auprès de 150 décideurs, dont 110 déjà ouverts au cloud computing, ainsi que de 75 responsables chez les offreurs de solutions, afin de mieux déterminer les attentes et potentiels pour les infrastructures (IaaS) et les plates-formes applicatives (PaaS), les usages actuels et futurs, les catalyseurs associés et les défis à relever, les approches de mise en oeuvre et les solutions privilégiées. Il présente également le profil d’un des prestataires actif sur ce marché et ayant co-sponsorisé cette recherche conduite en toute indépendance.

Une pénétration différenciée du cloud computing dans les organisations françaises

Alors qu’en 2011, 31% des organisations françaises recourent déjà au SaaS (Software as a Service), la pénétration du cloud computing au sein des infrastructures (IaaS) atteint 5% d’entre elles2. Le cloud computing pour les plates-formes applicatives et les environnements de développement (PaaS) est encore balbutiant avec 2% des organisations françaises concernées.

1 Pour aller plus loin :

- Synthèse complémentaire de 15 pages : http://www.markess.fr/demandedocument.php?refdoc=774

- Modalités d’acquisition de l’étude approfondie de plus de 150 pages de tableaux, graphiques et commentaires) : http://www.markess.fr/demandedocument.php?refdoc=787

2 Extrapolation à l’ensemble des entreprises privées (de 1 salarié et plus) et organisations publiques (univers de plus de 1,4 million d’organisations en France selon l’INSEE) à partir d’un échantillon de plus de 1 000 organisations interrogées depuis 2009. Le SaaS couvre des architectures de type instance unique/single-tenant et celles multi-instance/multi-tenant.

La pénétration du cloud computing au sein des organisations françaises est très inégale selon leur secteur d’activité et leur taille. Le secteur de l’informatique et des télécoms est résolument précurseur pour ses propres besoins internes, notamment pour les éditeurs faisant évoluer leur offre vers le modèle du SaaS, pour les hébergeurs et les SSII, dont les infogéreurs, en réponse aux attentes de leurs clients éditeurs ou ayant des activités 100% on-line, comme les sociétés de l’e-commerce. Une dynamique semble déjà engagée au sein de l’industrie pour les plus grandes organisations, ainsi que dans la distribution et le secteur des services. Les banques, les assurances et les administrations semblent plus en retrait, en partie pour des raisons liées à des enjeux réglementaires et de restructuration, même si leur ouverture au SaaS est effective et si elles engagent actuellement des réflexions avancées sur le IaaS.

De même, la pénétration du SaaS se confirme dans les grandes organisations et les plus petites de moins de 50 employés. En ce qui concerne le IaaS, la pénétration semblerait plus forte dans les organisations de moins de 10 000 employés, et surtout dans les ETI (Entreprises de Taille Intermédiaire de 250 à 5 000 employés). Les grandes organisations font face à un contexte existant qui complexifie la mise en place de projets IaaS aussi adoptent-elles une approche par étape qui s’étale dans le temps. Les ETI les plus ouvertes sont celles ne disposant pas de ressources informatiques suffisantes et faisant face à des restructurations importantes comme les secteurs du transport, de l’assurance… Pour ces dernières, le cloud computing au niveau des infrastructures (IaaS) peut ouvrir de nouvelles voies de gestion de leur informatique. Des besoins en cloud privé concernant en priorité les infrastructures (IaaS)

Début 2011, près des 2/3 des 110 décideurs interrogés privilégient ou privilégieront le recours à des clouds privés pour leurs infrastructures (IaaS). Il peut s’agir soit de cloud privé interne à l'organisation ou partagé ou encore mutualisé en mode privatif avec d'autres entités d’une même organisation, soit de cloud privé externe hébergé chez un tiers et entièrement dédié.

Seuls 36% de ces décideurs déclarent être ouverts à des clouds publics pour leurs infrastructures. Ce sont principalement les plus petites organisations qui contribueront au développement des clouds publics pour les infrastructures. Les approches ne sont cependant pas monolithiques puisque, dans la majorité des cas, les décideurs interrogés mixent plusieurs types de cloud computing en fonction des périmètres concernés par leurs infrastructures. Ainsi, 29% d’entre eux évoquent adopter une approche hybride qui combine aussi bien des clouds privés internes avec des clouds privés externes et des clouds publics.

Une chaîne de valeur du cloud computing impliquant de multiples acteurs

Parmi les autres constats saillants de cette étude menée par MARKESS International, il s’avère que la chaîne de valeur du cloud computing implique de multiples acteurs à valeur ajoutée dont certains, comme les « enablers » technologiques et les opérateurs télécoms pour leur expertise réseau entre autres, jouent un rôle clé. Ce foisonnement complexifie la compréhension des apports de chacun d’autant plus que, dans le domaine des infrastructures, près d’un projet IaaS sur deux sera à dimension internationale (Europe, voire Monde) avec des acteurs qui devront avoir les capacités à répondre à cette demande, qu’ils soient présents ou non physiquement sur le marché français. Un mapping de prestataires actifs sur le marché français du cloud computing pour les infrastructures (IaaS), disponible dans le document de 15 pages complémentaire à cette synthèse, illustre le positionnement de chacun d’entre eux selon le périmètre d’activité et les expertises.

Ces acteurs évoluent sur un marché en croissance à deux chiffres d’ici 2013 avec une dynamique européenne légèrement supérieure à celle de la France. Le marché français des logiciels et services liés au cloud computing dans son ensemble (SaaS, PaaS et IaaS) devrait atteindre 3,3 milliards d’euros en 2013 contre 2,3 en 2011. Fin 2013, il devrait représenter plus de 7% du marché français des logiciels et services informatiques et compter pour plus de 16% du marché européen des logiciels et services liés au cloud computing (SaaS, PaaS et IaaS), estimé à plus de 20 milliards d’euros.

La méthodologie suivie pour réaliser cette étude repose sur des interviews réalisées de janvier à février 2011 auprès de :

• 150 décideurs travaillant au sein d’entreprises privées et d’organisations publiques ;

• 75 prestataires actifs sur le marché français du cloud computing.

En s’appuyant sur les travaux du « National Institute of Standards and Technology » (NIST - www.nist.gov), MARKESS International définit le cloud computing comme l’accès via le réseau et à la demande à des ressources informatiques (serveur, stockage, sauvegarde, réseau, poste de travail… de type IaaS, pour Infrastructure as a Service), des environnements de développement (PaaS, pour Platform as a Service) et/ou des applications (SaaS, pour Software as a Service). Le cloud computing réunit les composantes clés suivantes : ressources virtualisées, catalogue de services, approvisionnement automatisé & standardisé, ajustement des ressources aux besoins, dépenses de fonctionnement (OPEX) plutôt que d’investissement (CAPEX).

Pour aller plus loin :

1- UNE ETUDE APPROFONDIE

Cloud computing : attentes & potentiels pour les infrastructures (IaaS) et les plates-formes (PaaS), France, 2011-2013

Document de plus de 150 pages publié en mars 2011 par MARKESS International avec le soutien des sociétés suivantes actives sur le marché : Ecritel, IBM, Ikoula, Intel, Intrinsec, Microsoft et NTT Europe

ainsi que de EuroCloud France, NetMediaEurope, CRESTEL, CRI’Ouest, CEDHYS, Granit et La Mêlée Numérique qui ont relayé les questionnaires auprès de leurs membres.

2- UN REFERENTIEL DE PRATIQUES

Une synthèse complémentaire de 15 pages téléchargeable gratuitement au lien suivant : http://www.markess.fr/demandedocument.php?refdoc=774

Les modalités d’acquisition de l’étude complète sont détaillées à :

http://www.markess.fr/demandedocument.php?refdoc=787 (150 pages de tableaux, graphiques et commentaires)

 


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