Retenu dans le cadre du PRAI, le projet de l'Office de Tourisme du Pays de Souillac portait sur le développement d'un nouveau site Internet, le premier datant de 2001. Explications avec Chantal Lacassagne, Directrice de l'Office de Tourisme du Pays de Souillac.
- Quels constats ont amené l'office de tourisme à renouveler entièrement son site Internet ?
Chantal Lacassagne : L'office de tourisme du Pays de Souillac a créé son premier site Internet dès 2001 et le contexte général a évidemment beaucoup évolué en 8 ans. Avec l'achèvement de l'autoroute A20 et de son intersection avec l'autoroute A89 Bordeaux-Lyon, Souillac s'est imposé comme la porte d'entrée nord de la région Midi-Pyrénées et l'office de tourisme reçoit chaque année plus 50 000 visiteurs français et étrangers. De plus, nous devions nous préparer à l'ouverture de l'aéroport Brive-Souillac, à 15 kilomètres, prévue pour 2010 et qui accueillera des compagnies low cost. Un autre constat déterminant est que la clientèle touristique a elle-même considérablement évolué et exprime de nouvelles attentes. Dans ce contexte, le site créé en 2001 paraissait obsolète et désuet. A l'époque, il était assurément innovant et précurseur, notamment parce qu'il était alimenté de façon dynamique - et donc sans ressaisie - à partir des bases de données du Comité Département du Tourisme.
- Quelles sont les principales innovations ?
Chantal Lacassagne : Le point essentiel du nouveau site réside dans sa personnalisation : il apporte des réponses spécifiques aux différents types de touristes. Au-delà du français, il propose des informations en espagnol, en anglais et en néerlandais. En l'occurrence, il ne s'agit pas de simples traductions du site français mais de contenus spécialement créés pour tenir compte, par exemple, des attentes des clients britanniques, très intéressée par le golf 18 trous situé à proximité ou de la forte progression du nombre de touristes espagnols. En plus des textes, les bases de données elles-mêmes sont disponibles dans les quatre langues. Par ailleurs, nous avons créé un service d'abonnement à des flux d'informations RSS dédiés, développé une cartographie interactive qui permet de géolocaliser les prestataires touristiques ou encore mis en place un distributeur de « cartes postales électroniques », d'économiseurs et de fonds d'écran.
- Quelles sont les principales difficultés que vous avez rencontrées ?
Chantal Lacassagne : Ce projet ne pouvait être lancé que si nous obtenions l'aide de la Région Midi-Pyrénées et de l'Europe en étant retenu dans le cadre du Plan Régional d'Actions Innovatrices. Cela nous permettait d'être soutenu financièrement à hauteur de 80%, soit 58 400 euros sur une enveloppe globale de 73 000. Dans les faits, c'est le montage de ce dossier de candidature, la rédaction du cahier des charges et le choix des prestataires qui ont demandé les efforts les plus importants. Concrètement, l'accompagnement et les conseils del'ARDESI ont été déterminants pour franchir ces différentes étapes.
- Quels sont les résultats observés depuis le lancement du nouveau site à l'automne 2008 ?
Chantal Lacassagne : Les premières statistiques concernent l'hiver dernier et le début du printemps. Sur cette période, nous enregistrons en moyenne 5 000 visiteurs par mois. Point important : il s'agit de nouveaux visiteurs dans 75% des cas. Les autres constats chiffrés sont liés à la durée des visites, qui va de 4 à 6 minutes, ou sur le poids des moteurs de recherche, qui génèrent 80% des consultations. Ces premiers résultats nous incitent à aller plus loin, notamment dans le domaine de lagéolocalisation et d'exploiter davantage les possibilités de l'encodage au format XHTML 1.0 et CSS 2.0, par exemple pour valider l'accessibilité aux personnes handicapées. Le système, baptisé Caravelis, permet aux visiteurs de préparer de véritables « carnets de route ».
Propos recueillis par Pascal Boiron, Mid e-News |