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« Nous cherchions à nous développer au-delà de nos frontières habituelles. Et le marché brésilien est en pleine expansion et très dynamique. Nous avons choisi de nous y implanter, au bout de deux ans de prospection et de voyages réguliers », explique Eric Sarzana, dirigeant de Décilogic, SSII toulousaine (20 collaborateurs et 1,27 millions d'euros en 2005), spécialisée dans les applications Intranet et les outils décisionnels. En cours d'immatriculation, Décilogic Brésil va siéger à Rio de Janeiro et sera également présente à Sao Paulo, les deux principaux centres économiques du pays. Sur la première année, le chef de l'entreprise prévoit l'embauche de 4 personnes, dont 1 gérant et 3 ingénieurs. Les premiers contrats seraient en cours de signature. Un rapprochement avec une SSII locale avorté En 2003, Décilogic participait au programme Delta, dispositif créé en Septembre 2002 par le ministère des Affaires étrangères et de l'économie, qui s’est terminé à l'été 2005. Il permettait aux Pme/Pmi et aux laboratoires de recherche français et brésiliens de s'associer afin de mettre en oeuvre des projets de développement technologique. L'ANVAR et son homologue brésilien, la FINEP, ainsi que l'ambassade de France au Brésil, étaient chargées d'accompagner les entrepreneurs désireux de s'inscrire dans cette démarche. Eric Sarzana annonçait au mois de Juin 2004 une collaboration avec ASJB, SSII de taille comparable, basée à Sao Paulo. Un rapprochement qui n'aura finalement pas abouti. « Au final, il nous restait deux possibilités. Soit nous nous implantions uniquement pour développer nos produits et profiter des coûts bas, soit nous développions de nouvelles affaires directement sur le sol brésilien. C'est cette dernière solution que nous avons choisie », précise Eric Sarzana. Des coûts moins avantageux, mais un marché dynamique et porteur. L'avantage sur les bas coûts est devenu moins attractif aujourd'hui. Le Real, monnaie brésilienne, subit en effet de nombreuses et importantes réévaluations. Le coût de la devise a augmenté de près de 30% en un an et demi. De 2003 à aujourd'hui, le dirigeant a déblayé le terrain pour évaluer le niveau de compétence et l'environnement économique. « Le marché est très intéressant car très dynamique et porteur. Les entreprises sont très demandeuses de nouvelles technologies et beaucoup moins attentistes dans leurs investissements, plus réceptives qu'en France. Les grandes industries historiques sont le pétrôle, l'électricité, l'exploitation de minerais. Les télécoms sont aussi en plein boom économique. » Concernant la concurrence, dans le domaine des services informatiques, à la différence de la région Midi-Pyrénées, il y a « peu de SSII de taille moyenne. Mais plutôt beaucoup de petites entreprises et quelques multinationales, bien implantées, telles que IBM, ATOS Origin, ou Capgemini qui vient de s'installer », précise le dirigeant. Au registre des bémols : une administration centralisée et un système fiscal et juridique lourd et complexe. Ce qui ne devrait pas dépayser les Français. « Au démarrage, pour obtenir une base d'information, il est bon de se diriger vers les services de l'Etat, consulat et chambre de commerce franco-brésilienne. Mais il est ensuite indispensable de trouver un fiscaliste ou comptable qui parle français et qui sache expliquer les arcanes du cadre administratif et juridique. Puis ne pas hésiter à s'adjoindre des services d'avocats et de consultants locaux. Toutes les compétences nécessaires sont présentes, mais il faut s'attendre à ... y mettre le prix ! » Frédéric Dessort , MID e-NEWS
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