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« Notre ambition, explique Marc Tondriaux, président d’Infoterra France, est d’être le leader européen sur les services opérationnels liés au GMES ». Infoterra France, créée en août sous forme de SAS, Société par Actions Simplifiées, sera opérationnelle le 1er janvier 2006. Basée à Toulouse, la société va regrouper des services déjà existants au sein d’EADS Astrium (surveillance de l’agriculture, gestion et anticipation des risques naturels) ainsi que des services de génération de cartes gérés par Istar, la filiale d’EADS Astrium installée à Sophia Antipolis (06). Infoterra France fait partie d’un ensemble européen, Infoterra Global qui regroupe Infoterra UK (150 personnes ) et Infoterra Allemagne (30 personnes). L’initiative GMES (Global Monitoring of Environment and Security) a été lancée par l’ESA (Agence Spatiale Européenne) et l’Union Européenne. Elle vise à fédérer les activités européennes d’observation de la Terre et à rendre l’Europe autonome dans ce domaine. « Actuellement, poursuit Marc Tondriaux, nous sommes sur des projets de R&D mais dès 2006-2007, nous proposerons des services opérationnels pour la surveillance de l’environnement, la gestion des risques naturels, la sécurité et la gestion humanitaire ». Sur ce marché des données satellitaires, EADS Astrium propose actuellement le service « Farm Star » qui, à partir de données satellitaires, envoie à 6 000 exploitations agricoles abonnées (10€ par mois) des préconisations sur les apports azotés ou sur l’irrigation. L’entreprise utilise essentiellement les images et les données des satellites Spot (en 2008, Pléiades prendra le relais de Spot 5) et travaille en très étroite collaboration avec Spot Image (détenu à 40% par EADS et à 41% par le CNES). « Nous utiliserons ensuite TerraSAR-X, dont le lancement est prévu en 2006 » précise Marc Tondriaux. TerraSAR-X est un Radar à Synthèse d'Ouverture (SAR en anglais), capable d'acquérir des données jusqu'à 1 m de résolution. Il est réalisé en partenariat public (DLR, organisme de recherche aérospatiale allemand) et privé (EADS Astrium GmbH). Sur ce marché des applications d’observation de la Terre, Infoterra est au coude à coude avec MDA, la société canadienne. Si l’on inclue le domaine des données, la société se situera également en deuxième position derrière Space Imaging, dont Orbimage a annoncé le rachat en septembre. Infoterra France espère un chiffre d’affaires de 12 M€ en 2006 et 40M€ en 2007. La société, qui compte 85 salariés, projette un taux de croissance de ses effectifs (ingénieurs et techniciens) de 10 à 15% par an. L’essentiel des 85 employés d’Infoterra travailleront à Toulouse, dans les locaux d’Astrium. « Nous sommes porteurs, conclue Marc Tondriaux, de trois projets du pôle de compétitivité Aerospace Valley sur la thématique Terre vivante et Espace ». Emmanuelle Durand-Rodriguez, Mid e-News
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