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Les premières offres dégroupées devraient être rapidement accessible aux zones d'activités de l'agglomération toulousaine. Et les promesses sont alléchantes pour les nombreuses entreprises de Labège-Innopôle, du parc technologique du Canal à Ramonville Saint Agne, de La Plaine, de Basso Cambo, de Villeneuve Tolosane, de Blagnac et de Colomiers. Le lancement commercial des offres est en plein démarrage, et les premières lignes dégroupées - le processus est progressif -devraient être opérationnelles au mois de Juin - concernant les zones précitées -, pour l'ensemble des opérateurs. Des L'entrée de gamme de l'ADSL professionnel à 20 euros pour 2 MBit/s Dans le cadre de la téléphonie, les offres "T2" - de 15 à 30 lignes téléphoniques - dégroupées devraient permettre de gagner en moyenne 50% sur l'abonnement à France Télécom. Tandis qu'en matière d'ADSL professionnel, les tarifs chutent également : à destination des petites entreprises les 2 Mbit/s sont proposés à 20,82 euros HT par Cégétel, à 24,9 HT par 9Télécom. Les PME peuvent quant à elles bénéficier d'offres à débits garantis : par exemple 230 euros HT par mois au lieu de 340 euros HT pour l'offre NetDSL Express de Cégétel, solution ADSL à hauts débits garantis, pour les entreprises dotées d’un réseau d’entreprise de plus de 20 postes. De son côté, Neuf Télécom affiche des ambitions comparables. Philippe Chaubet, directeur régional du groupe, précise que l'offre de téléphonie "9Com Unique" permettra " dans les grandes lignes " des gains de 50% sur les abonnements et de 30% sur les consommations, "tout en s'affranchissant de l'opérateur historique ". Côté Internet, l'offre "9Connect", à destination des PME dont le parc informatique est supérieur à 50 postes et nécessitant par exemple l'interconnexion sécurisée avec ses agences, est positionnée, dans le haut de gamme, à 990 euros pour du SDSL à 2 Mbit/s garantis. Colt Télécommunications, plus discret, annonce des économies de l'ordre de 50 % sur l'abonnement aux offres "T2". Mais l'ouverture du marché des télécommunications à la concurrence de France Télécom s'est faite avec certaines difficultés. L'existence, chez les opérateurs alternatifs, d'équipes dédiées aux problèmes "règlementaires" rencontré avec France Télécom dans le cadre du dégroupage en atteste. Et Dominique Faure, directrice Sud-Ouest de SFR, déplore : " Dans notre action de dégroupage, nous constatons des délais importants, nous sommes génés car nous ne pouvons délivrer le service aussi vite que l'on voudrait. D'autres part, même si nous ne pouvons démontrer que France Télécom y a mis de la mauvaise volonté, nous nous retrouvons dans des situations où l'on commercialise le service dégroupé à certains de nos clients sur la base d'informations données par France Télécom en amont, nous donnant le site comme dégroupable. Le client nous commande alors, puis lorsque nous déployons ce dégroupage, France Télécom reviens vers nous en nous disant qu'après vérification, le site n'est plus éligible au dégroupage. Nous sommes alors obligés de proposer de l'ADSL non dégroupé à notre client. " Cégétel dénonce la charte de départements innovants de France Télécom Autre point de discorde, les fameuses chartes de départements innovants, qui associent les départements signataires avec l'opérateur historique dans le cadre d'un plan d'accélération du déploiement du Haut-débit en zones dépourvues de technologies ADSL. " Nous suivons les réserves que l'ART a émises [voir le communiqués de presse de l'ART, NDLR]. Nous observons et veillons à ce que la loi de la concurrence soit bien respectée. Et que la signature de cette charte n'entraine pas des opérations de communication menées par les collectivités locales qui viseraient à favoriser France Télécom, avertit Dominique Faure. Clairement, ils [France Télécom, NDLR] contrecarrent les stratégies de certains Conseils Généraux qui auraient voulu déployer leur ADSL "en propre" pour le mettre à disposition des opérateurs. Bref cela freine les initiatives des Conseil Généraux qui, finalement, se disent que la solution de facilité est de signer cette charte de départements innovants ". France Télécom, de son côté, oppose une certaine séreinité : " Nous sommes en confirmité avec les nouveaux délais imposés par l'ART pour la mise en oeuvre du dégroupage ", affirme René Austruy, directeur du déploiement de l'ADSL en région Midi-Pyrénées Est. L'offre de l'opérateur historique ne tardera par à s'aligner sur sa concurrence, sous l'oeil attentif de l'ART. Frédéric Dessort, Mid e-News
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