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SFR a lancé fin novembre ses premières offres commerciales concernant la fibre optique sur la ville de Toulouse, plus d'un an après Orange. Pourquoi cela prend autant de temps.
En cette fin d’année 2011, SFR a lancé ses premières offres commerciales concernant la fibre optique sur Toulouse « centre ». De son côté, Orange a présenté ses premières offres commerciales voilà plus d'un an et revendique près de 7 000 abonnés, sur 50 000 "éligibles".
Concrètement, les deux opérateurs respectent le plan de marche sur lequel ils s’étaient engagés concernant les « zones très denses » (leur petit nom est « ZTD ») de l’agglomération toulousaine. Les premières annonces commerciales portent sur la quasi-totalité de l’hyper-centre toulousain avec un débit théorique d’environ 100 mégabits/seconde en réception et de 50 Mbits/s en émission.
Première question : pourquoi pas « tout » l’hyper-centre ? Tout simplement parce que l’Etat et le régulateur (l’ARCEP) ont estimé que les colonnes de raccordement à la fibre ne pouvaient être installées dans les immeubles que s’ils comptaient plus de 12 logements.
Si l’immeuble compte moins de 12 logements, les points de raccordements sont mutualisés… et les négociations avec les bailleurs bien plus longues.
Quelles zones !
Ce sont comme on pouvait s’y attendre (voir Midenews du 9 mars 2010), les logements dits « verticaux » - dont les logements sociaux- sont plus faciles à équiper en fibre optique que les maisons de ville.
Pour que Toulouse reste une ZTR, il a donc été décidé que certaines rues pavillonnaires devenaient des QMP (quartiers moyennement peuplés), relevant de règles et d’un calendrier de déploiement différents, comparables à ceux des ZMP (zones moyennement peuplés, soit tout Midi-Pyrénées sauf Toulouse). Le zonage des QMP devrait être achevé cette fin d’année 2011.
Restait à régler le problème des zones faiblement peuplées, soit une bonne partie du territoire de la région. La solution a été trouvée cet automne : elles sont regroupées avec les ZMP et doivent respecter le même échéancier.
Au centre de Toulouse, SFR va ainsi déployer d’ici fin décembre 4 « plaques » de 30 000 foyers, chacune étant gérée par un nœud de raccordement optique (NRO). Midenews a pu visiter l’un de ceux-ci (voir photo). Pour savoir si l’on est « éligible » à la fibre optique et pour s’abonner, SFR renvoie vers ses trois agences du centre-ville (Saint-Antoine du T, Esquirol et Lafayette). Au 30 novembre 2011, sur les deux premières plaques opérationnelles, SFR revendiquait 4 000 abonnés à la fibre, sur un potentiel de 60 000 (deux fois 30 000).
Pascal Boiron, Midenews
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