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Financement. Irdi et Ixo Private Equity : les raisons du divorce PDF Imprimer Envoyer
Jeudi, 03 Novembre 2011 18:01
L’Irdi et Ixo Private Equity ne font plus un. Les deux sociétés d’investissement ont décidé de reprendre leur indépendance. Si les deux structures évoquent un accord « gagnant-gagnant », chacune repart avec une équipe dédiée et des ambitions revues à la hausse.

En photo : à gauche, Renaud du Lac, Président d’Ixo Private Equity ; à droite, Thierry Letailleur, Président de l’Irdi (crédit photo : Hélène Ressayres – Touléco)

La scission entre les deux sociétés d’investissement couvait depuis quelques mois. En fait, elle coïncide avec l’arrivée de Thierry Letailleur à la tête de l’Irdi en janvier 2011. Celui-ci a souhaité engager un nouveau départ pour l’Institut régional de développement industriel Midi-Pyrénées, évoquant « un retour aux fondamentaux » (lire plus bas). L’Irdi et Ixo Private Equity mettent donc un terme à leur groupement initié en 2003, Ixo PE déménageant, officiellement ce jeudi 3 novembre, rue de Metz, non loin des bureaux historiques.

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Pour Renaud du Lac, président du directoire d’Ixo Private Equity, cette séparation est logique. « Les opérations de co-financement entre Ixo PE et l’Irdi étaient systématiques depuis 2003. Mais elles ont été abandonnées il y a un an. A partir de là, il n’y avait plus d’intérêt fort à avoir une seule équipe », explique-t-il.

Concrètement, Ixo PE part avec une équipe de 34 personnes, qui va se concentrer sur la gestion et le développement de ses fonds FCPR de type Icso 1 et 2 et Socri ainsi que des FIP. « Cela va être plus facile pour nous désormais pour lever des fonds en étant indépendants », constate Renaud du Lac. La force de frappe d’Ixo PE est estimée à près de 250 millions d’euros, ce qui en fait le premier fonds de capital risque du Sud-Ouest.

Création d’un nouveau fonds d’amorçage

L’Irdi pour sa part, repart avec une équipe de 11 personnes. Deux recrutements ont été effectués, témoignant de la nouvelle orientation, spécialisés dans l’amorçage et le financement aux PME industriels. Le trésor de guerre est certes moins important, avec 25 millions d’euros, mais les ambitions sont revues à la hausse. « Pour 2012, nous allons revoir nos niveaux d’investissement, qui se situeront désormais aux alentours de 15 millions d’euros par an, pour 7 à 8 entreprises aidées », explique Thierry Letailleur, président de l’Irdi. « Nous investirons aussi sur des tickets plus importants, qui pourront atteindre les 5 millions d’euros. » Dans le même temps, l’Irdi va s’engager dans l’amorçage.

Ainsi, l’Institut candidate, en partenariat avec la Caisse des dépôts, à la création d’un nouveau fonds d’amorçage opérationnel dès 2012. Objectif : « accompagner la valorisation de la recherche régionale en accompagnant les spin-off, ces projets qui sortent des grands laboratoires ».

Conservant le suivi du fonds Midi-Pyrénées Croissance, dont la gestion devrait être plus intégrée, l’Irdi repart donc sur de nouvelles bases. « Nous sommes dans le sens de l’histoire », espère Thierry Letailleur. « Le désordre ambiant va obliger le changement des règles. Nous sommes juste en avance, en recentrant l’Irdi sur l’économie réelle, la création de valeur et l’accompagnement de nos entreprises locales. » Dont acte.

Martin Venzal

 


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