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Alors que la suprématie des PC comme poste de travail est de plus en plus remise en cause, la Commission Décideurs Informatique de La Mêlée a réuni une centaine de responsables des TIC le 10 février pour préciser les nouvelles générations d’outils qui s’imposent dans les entreprises.
Quel sera le poste de travail de demain ? C’est la question à laquelle devaient répondre les intervenants du Forum DSI organisé le 10 février dernier par la Commission Décideurs Informatiques de La Mêlée au centre de congrès de Diagora-Labège. Selon Louis Naugès, fondateur du groupe Revevol et promoteur convaincu du cloud computing, les PC représenteront une part de plus en plus faible des terminaux. Citant une étude du cabinet Deloitte rendue publique fin janvier, il a ainsi indiqué que plus de 50% des outils informatiques vendus en 2011 ne seront pas des PC, mais des tablettes, des smartphones ou les nouvelles générations de « devices ».
Parmi elles, les observateurs des TIC ont notamment retenu le dernier produit lancé par Motorola, baptisé Atrix (autrement dit « M-Atrix…) : grâce à sa station d’accueil, ce smartphone d’une centaine de grammes peut devenir tantôt une unité centrale, tantôt un téléphone, tantôt un outil de contrôle des systèmes multimédia. Autrement dit, cet outil présenté le mois dernier au CES (Consumer Electronic Show) peut être utilisé aussi bien au bureau qu’au domicile ou en situation de mobilité. « La disparition du poste de travail unique ne concerne pas seulement les matériels, mais également les systèmes d’exploitation, a également indiqué Louis Naugès. La montée en puissance des Web OS, Linux Android, Chrome OS et autres Mee Go est inéluctable ».
Enfin, il a évoqué une autre tendance forte, baptisée « Bring Your Own Tools » aux Etats-Unis : c’est en fait l’utilisateur qui choisit et acquiert son poste de travail, puis ce fait rembourser par son entreprise. « Cela implique à terme la disparition du support utilisateurs, ce qui ferait passer le TCO des postes de travail à une cinquantaine d’euros par mois, contre 300 pour les PC », a affirmé Louis Naugès.
La seconde partie du forum était une table ronde qui a réuni Denis Jeannelle, DSI du CHU de Toulouse, Jacques Rebiscoul, DSI du PRES, Serge Salomon, ancien DSI du groupe LVMH, Christophe Guillot et Xavier Schaack, de la DSI du groupe Pierre Fabre et Cédric Cousin d’Econocom-ECS. « Ces évolutions impactent logiquement le métier du DSI, qui doit se détacher de la technique pour se rapprocher des services métiers », a conclu Denis Jeannelle.
Pascal Boiron, Midenews
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