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Mis en oeuvre par Eric Marchadier, venu tout droit de Capgemini Sud, ce pôle vise à mieux servir les “usagers numériques” de l’université, considérés comme de véritables clients.
L’informatique, à l’Université Paul Sabatier (UPS), représente près de 35 000 utilisateurs potentiels - étudiants, enseignants-chercheurs, personnels administratifs - et en termes d’effectifs, environ 180 salariés. Ces derniers étaient rattachés, avant la création du Pôle de Services Numériques, aux Unités de Formation et de Recherche, laboratoires ainsi qu’à la Direction de l’Informatique de Gestion (25 collaborateurs), le Service de Communication Audiovisuel et Multimédia (10 personnes) et le Centre de Calcul Interuniversitaire de Toulouse, le CICT (32 personnes).
“Débalkaniser” l’université
Des services qui fonctionnent depuis longtemps en silos fermés, souligne Gilles Fourtanier, président de l’Université Paul Sabatier depuis 2008 : “Il faut débalkaniser l’université. De manière générale, les fonctions support doivent être partagées”, explique t-il. “ Nous nous devons d’apporter un service de qualité aux 35 000 usagers du numérique, que nous devons considérer comme des clients ”, poursuit Eric Marchadier, nouveau directeur des Technologies et Systèmes d’Information de l’université, dans un langage qui fait grincer quelques dents. Nommé il y a 6 mois, il officiait précédemment chez Capgemini Sud où il était en charge de deux activités : l’”accompagnement du changement” et l’offre de conseil auprès des universités.
C’est dans ce contexte qu’un Pôle de Services Numériques (PSN) a été créé en 2010. Rattaché à la direction générale de l’université, il a intégré les directions informatiques préexistantes, et rassemble environ 70 salariés (*). Il se décline en quatre services : infrastructure informatique et télécom, informatique de gestion, Technologies de l’Information et de la Communication pour l’Enseignement (TICE) et un service transverse aux trois premiers dit de “guichet unique”, qui offre une assistance technique à l’ensemble des utilisateurs de l’université.
Développement des “classes virtuelles”
Soulignons qu’au travers du service “TICE”, l’université veut mettre l’accent sur de nouveaux usages. Chapeautée par André Aoun, chercheur à l’IRIT et par ailleurs directeur de l’IUP de Systèmes et Réseaux, cette activité vise à déployer des services en lignes dits de “classes virtuelles”, incluant vidéo, chat et documents partagés, accessibles via un simple navigateur web. Objectif : délivrer des formations à distance, comme c’est déjà le cas avec l’Inde, l’Egypte, le Liban et la Guyane Française, ou par exemple faciliter les sessions de recrutement d’enseignants-chercheurs, en organisant des jurys délocalisés. Après plusieurs années de maturation de ce type de service, la plateforme Adobe Connect est utilisée et adaptée le cas échéant.
Le CICT absorbé
Autre fait nouveau, le premier service du PSN, qui englobe les activités liées à l’infrastructure informatique, a absorbé le CICT, qui, à cette occasion, a disparu en tant qu’entité autonome fin 2010. Très connue des milieux universitaires et de recherche, cette structure historique de l’informatique toulousaine (voir Midenews du 16 septembre 2008) verra “ toute son activité reprise, assurée et stabilisée ”, promet Michel Sixou, vice-président de l’UPS en charge des Technologies de l’Information. Des salariés font en effet part de leur inquiétude quant à un possible démantèlement d’activités stratégiques de l’ex-CICT. Par exemple : l’offre d’accès distant à une panoplie de logiciels scientifiques bénéficiant à près d’un millier de chercheurs de laboratoires de recherches, universités ou instituts externes à l’UPS (**)… pourrait être abandonnée ou réduite. Quant au Calmip, centre interuniversitaire dédié aux calculs scientifiques lourds, il devrait poursuivre son développement. Mais le projet de réalisation d’un centre équivalent dans le cadre du projet d’Institut de Recherche Technologique de Toulouse pourrait impacter son existence ou le lieu de son hébergement - actuellement au sein des bâtiments de l’ex-CICT.
Frédéric Dessort
(*) Le reste des 170 salariés des services informatiques, demeurera rattachés à leur UFR.
(**) Exemples : Laboratoire de Chimie de Coordination (LCC), le Laboratoire d’Automatique et d’Analyse des Systèmes (LAAS), l’Institut de Mécanique des Fluides de Toulouse (IMFT), des membres de l’Institut National Polytechnique de Toulouse ainsi que les départements scientifiques des deux autres universités toulousaines.
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