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La PME toulousaine Actia Group accuse des pertes de 3,8 millions d’euros cette année sur son activité télécommunications. Elle engage donc un plan de restructuration en profondeur qui porte sur la suppression de quelque 60 postes, principalement sur ses sites en Aveyron et dans les Bouches du Rhône.
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L’équipementier toulousain Actia Group restructure en profondeur sa branche télécommunications Sodielec. Celle-ci représente 300 emplois en France, et pèse pour 15% du chiffre d’affaires du groupe. Mais la baisse d’activité a fragilisé cette entité, qui enregistre une perte de 3,8 millions d’euros pour 2010, cumulée au déficit de 2009 fixé à 3 millions d’euros. « Pour ne pas mettre en péril toute la structure et voir disparaître des savoir-faire, nous devons rebâtir une structure plus recentrée et plus solide », déclare Christian Desmoulins, président du directoire d’Actia Group.
Cette restructuration va donc peser sur l’emploi au sein de Sodielec, et plus particulièrement sur deux des quatre sites français de l’enseigne, à Millau en Aveyron, et au Puy-Sainte-Réparade dans les Bouches du Rhône où 60 postes en tout vont être supprimés. « Une partie de ces emplois, une quarantaine environ, pourront être replacés au sein de la branche automotive, où nous avions retardé des embauches et sollicité de l’intérim justement pour permettre ces reclassements », explique Catherine Mallet, directrice financière. « Certains cadres pourront aussi être reclassés à l’international au sein de nos filiales. » Les sites de Toulouse, et notamment l’unité de production de Colomiers pourraient ainsi accueillir des nouveaux venus issus de cette restructuration.
Mis à mal par la concurrence sur son activité broadcast, Actia n’a pas pu compter sur le démarrage de la radio numérique pour trouver des relais de croissance. Elle a dû également subir des reports de commandes, pour un montant de 4 millions d’euros, sur des livraisons de stations terriennes prévues en 2010. Le site de Millau, qui emploie actuellement 80 personnes, va récupérer l’activité broadcoast ferroviaire et transport. Plus largement, des directions opérationnelles ont été créées pour gérer cette branche télécommunications.
Objectif avoué : retrouver une rentabilité de l’activité télécommunications à l’horizon 2011. Le groupe maintient son objectif de chiffre d’affaires pour 2010, compris entre 235 millions d’euros et 240 millions d’euros.
Martin Venzal.
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