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Le groupe Bongrain - près de 4 milliards d'euros de chiffre d'affaires - diffuse près d'une centaine de marques de fromages dans le monde. Le circuit du lait, matière première, s'établit depuis le producteur, puis vers le laitier - coopératives ou fromageries - pour enfin parvenir chez une des filiales de l'industriel. Un autre type de structure intervient dans la chaîne : le laboratoire d'analyse, qui est là pour détecter d'éventuels dangers dans le lait. L'ensemble de cette industrie est régi par un ensemble de règles déterminées notamment par le CILAISUD, le centre régional interprofessionnel de l'économie laitière du Sud-Ouest et ONILAIT, Office National Interprofessionnel du LAIT et de produits laitiers. Plus précisément, le groupe Bongrain s'est associé au Centre Interprofessionnel d'Analyse Laitière du Sud-Ouest pour initier une démarche afin d'améliorer la traçabilité sur toute la chaîne du lait. Fromarsac et la Fromagerie des Chaumes, deux filiales du groupe, ont lancé le projet en choisissant Adonia, au début 2003. Cette petite entreprise toulousaine, dirigée par Thierry Couteau, est spécialisée dans la vente de solutions de lecteurs de codes à barres et dans le développement d'applications. Une démarche conjointe des instances interprofessionnelles du lait et du groupe Bongrain La solution proposée a été développée sur 6 mois. L'ensemble est constitué d'un progiciel - Slap, accessible via intranet - situé chez l'industriel et d'un logiciel embarqué sur PDA. Le terminal permet au opérateurs de collecte du lait de saisir les données chez le producteur. Du côté du "collecteurs", qu'il soit chauffeur, préleveur ou administrateur de collecte, le changement est assez radical. Jusqu'à présent, les données de qualification de la collecte - le nom du producteur, les quantités, les horaires, le kilométrage, etc ... - étaient saisies sur papier. La solution PDA fournie par Adonia permet de les entrer directement, en les enrichissant. Autre avantage non négligeable : le collecteur a une vision d'ensemble de ses tournées, et il peut en améliorer la gestion. En deuxième étape, le collecteur livre le lait et procède au même moment au dévidage des données, sur une borne dédiée. Si celle-ci ne se situe pas chez l'industriel, par exemple une coopérative laitière ou un fromager sous-traitant, les données sont transmises via modem, directement jusqu'à la base de données de l'application centrale. Sinon, le processus s'effectue directement chez l'industriel - Fromarsac ou Fromagerie des Chaumes. Troisième étape : un prélèvement est effectué chez l'industriel pour envoi vers un laboratoire d'analyse. Celui-ci restitue ensuite le rapport qui revient directement chez le producteur laitier lors de nouveaux passages des collecteurs. Amélioration des tournées pour les collecteurs, meilleure gestion de la traçabilité Pour Fromarsac et la Fromagerie des Chaumes, plusieurs bénéfices sont apportés par la solution d'Adonia. Outre l'élimination de la double saisie des informations liées aux collectes, la base de données couplée au fonctionnalités de Slap permettent leur croisement et leur analyse. Globalement, la réactivité de l'industriel est plus importante, notamment pour intégrer les informations des collectes à la comptabilité et à la paye des fournisseurs. Enfin, c'est la traçabilité de toute la chaîne qui s'améliore, du producteur au laboratoire d'analyse et qui devrait intéresser les organismes inter-professionnels du lait, notamment ONILAIT. Pour l'heure, l'application centrale est accessible depuis l'Intranet de l'industriel, mais n'est pas complètement ouverte aux différents intervenants de la chaine, sous forme d'Extranet. Thierry Couteau, dirigeant d'Adonia, n'exclut pas d'étendre sa solution dans cette direction. Le projet, réalisé de Mars à Octobre 2003, a mobilisé un budget de 110 000 euros. A noter, Asatech, société de service en informatique industrielle, est intervenue pour assurer la transmission des données entre les bornes de dévidage et l'application centrale. Adonia à terminé son exercice fiscal 2003 à 800 000 euros. Thierry Couteau table sur le million, à la prochaine clôture, et compte se réorienter. " C'est la première application métier que nous avons créée, et les besoins de l'industrie du lait sont très importants. Nous comptons ainsi développer notre activité autour de Slap ", conclut le dirigeant. Frédéric Dessort, MID e-NEWS
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