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Chroneo a été créée à Toulouse pour commercialiser le système de prise de rendez-vous via Internet Wentiz, qu’elle a développé à l’origine pour les professionnels de santé. La jeune entreprise étend d’ores et déjà son activité au-delà des limites de la Haute-Garonne et du monde médical. Présentation.
En photo : Cécile Michielan, Responsable Commerciale de Chroneo
A l’origine, les trois jeunes toulousains voulaient d’abord résoudre un problème que connaissent la plupart des professionnels de santé : comment gérer les appels téléphoniques lorsqu’on est en consultation et que l’on n’a pas les moyens d’avoir un secrétariat ? Si les trois compères s’intéressent à ce sujet, c’est notamment parce que la compagne de l’un d’eux venait de s’installer comme médecin généraliste en région toulousaine et qu’elle ne trouvait pas de solution adaptée. Pour commencer, le trio a mené une étude de marché auprès de plus de 300 professionnels de santé. C’est sur la base des réflexions des médecins rencontrés que la start up Chroneo développe son système de gestion des rendez-vous via Internet, qui sera finalement baptisé « Wentiz » (contraction approximative de « when it is »). « A priori, on imagine que l’offre d’agendas partagés sur Internet est déjà très riche. Ce n’est pas le cas et ce marché est loin d’être mature, surtout si l’on prend en compte les spécificités et les contraintes légales liées au monde médical », explique Cécile Michielan, Responsable Commerciale de Chroneo. Parmi ces spécificités, Chroneo a notamment retenu qu’un médecin généraliste s’adressait par définition à l’ensemble de la population et qu’il n’est pas imaginable que 100% des rendez-vous soient pris via Internet. « Les premiers médecins se sont abonnés en octobre 2009 et ils constatent en moyenne qu’un tiers des rendez-vous sont pris de manière électronique, ce qui facilite déjà considérablement le suivi des appels entrants », précise Cécile Michielan. Autre enseignement de cette étude de marché préalable : l’administration du système ne devait pas demander des compétences particulières et le coût de l’abonnement ne pouvait pas excéder 25 euros mensuels HT. « C’est cette formule qui a été retenue. A partir de 500 abonnés, nous sommes à l’équilibre avec un salarié ; au-delà de 1 000, nous embaucherons », résume Cécile Michielan. Précisons que Chroneo a reçu en début d’année le soutient d’un « business angel » qui a investi 60 000 euros.
Vers de nouveaux horizons
A mesure qu’elle présentait son système, la jeune entreprise a également constaté qu’il pouvait s’adapter à toutes les professions dont l’activité est fondée sur la prise de rendez-vous. En l’occurrence, la cible se révèle particulièrement vaste : salons de coiffure ou de soins esthétiques, centres de contrôles techniques, salles de gymnastique, vendeurs de pizzas, cantines, etc. « Nous commençons même à travailler avec des télé-secrétariats, alors que nous pensions au départ qu’ils allaient nous considérer comme de nouveaux concurrents, analyse Cécile Michielan. C’est faux, nous leur permettons au contraire de gérer davantage de clients avec le même effectif, puisque le nombre d’appels téléphonique est moindre ». Chroneo étend également sa zone d’intervention. Au-delà d’un accord qui sera passé début septembre avec un télé-secrétariat lyonnais, la société s’est rapprochée d’un éditeur de logiciels bordelais spécialisé dans la gestion des salles de sport, afin que son système devienne un module de l’application. Enfin, Chroneo achève le développement d’une version mobile de Wentiz, qui sera donc disponible depuis les smartphones pour les professionnels en déplacement.
Pascal Boiron, Midenews |