Dans le cadre d'un CE extraordinaire qui s'est tenu au mois de septembre au siège de T-Systems France (*), la société allemande a présenté aux syndicats un plan de suppression d'emplois répartis sur tout le pays. 57 postes sont dans le collimateur, dont une trentaine à Toulouse.
Cette réorganisation qui s'inscrit dans le cadre de pertes financières de l'entité française, dans un contexte où Airbus renforce sa pression sur les coûts (**).
Parmi les corollaires de ce programme d'économies : la délocalisation d'une bonne partie des activités de sous-traitance de niveau 2, c'est à dire la sous-traitance directe à T-Systems France. En particulier, à Toulouse, le Help Desk de la bureautique du siège d'Airbus, "Central Entity", assuré par Spie Infoservices jusqu'au mois de mars, pourrait être implanté en Espagne par la suite, du moins en partie. L'impact social serait dès lors assez conséquent : la filiale de Spie Communications Sud-Ouest emploie près de 80 hotliners dans le call-center situé dans les anciens locaux de StorageTek, à Basso-Cambo. Leur mission : assurer le Help Desk (PC, Bureautique) destiné aux salariés du siège d'Airbus, "central entity". Notons qu'Osiatis figure aussi parmi les sous-traitants d'Airbus France, pour le même type de prestations.
En fait, ce projet de off-shore a été présenté la première fois au mois de septembre en CE, au siège parisien de la société allemande. La direction de T-Systems prévoyait de faire appel aux services de sociétés basées en Afrique du Nord, Espagne et Allemagne. Mais, pour des raisons notamment de langue, Airbus ne l'a pas entendu de cette oreille et a demandé à son sous-traitant de revoir sa copie. Le 4 décembre, nouvelle annonce dans le cadre d'un nouveau CE : une partie de la réorganisation se traduirait par une délocalisation des activités en propre de T-Systems France en Espagne, au travers de T Systems Iberia, la filiale espagnole du groupe. Quant aux sous-traitants, les dirigeants demeurent dans un certain flou, envisageant la réduction du nombre de ceux-ci. Peut être un seul prestataire. Mais basé où ? Selon certaines sources, les activités régionales, qui engagent notamment les 80 salariés de Spie Communications, seraient intégralement conservées. Mais cette donnée n'est pas confirmée pour l'instant par la direction. A venir : un nouveau CE extraordinaire, le 22 janvier.
Frédéric Dessort, Mid e-News
(*) T-Systems compte 46 000 salariés dans le monde, dont 1800 en France et environ 80 à Toulouse. C'est le principal sous-traitant de l'avionneur en ce qui concerne les PC et la bureautique, installation, maintenance et hotline comprises.
(**) Rappelons qu'Airbus a lancé, il y a deux ans, un programme important d'économies visant son infrastructure informatique. La dépense totale annuelle relative à celle-ci devant diminuer, pour passer de 450 à 350 millions d'euros, de 2007 à 2010.
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