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Annoncé fin septembre, le projet de off-shore (rappel des faits ici) concernant le Help-Desk dédié à la bureautique et aux PC de l'avionneur a été reformulé, à la demande de l'avionneur. Plus d'une centaine d'emplois sont potentiellement menacés. Or, la direction dément maintenant s'inscrire dans une logique de délocalisation. Mais elle demeure dans le flou en ce qui concerne sa propre sous-traitance. Explications avec Philippe Georges, directeur du marketing de T-Systems France.

Philippe Georges, directeur marketing de T-Systems France
Le projet de off-shore lié aux prestations airbusiennes semble avoir été remis en cause lors du CE du 4 décembre. Quels sont les changements d'orientation adoptés ?
Tout d'abord, il est important de considérer que T-Systems France a une réelle volonté de pérenniser ses activités toulousaines et que les décisions prises s'inscrivent dans ce contexte. S'il n'en fallait qu'une preuve, nous venons de signer un nouveau bail de 6 ans pour nos locaux.
Effectivement, dans le cadre des réflexions menées nous avions imaginé un scénario avec une dimension nearshore pour la prise en charge de certains appels (avant que ceux-ci ne soit transférés vers des niveaux de supports plus spécialisés). Finalement, c'est un autre scénario qui a été remis au Comité d'Entreprise du 4 Décembre et présenté plus en détail le 18 Décembre. Celui-ci n'implique plus de dimension nearshore et seulement un transfert de certaines activités à la filiale Espagnole de notre Groupe.
Au total, au sein de nos équipes toulousaines, nous supprimons 19 emplois et en créons 20 (sur environ 120 emplois actuellement à Toulouse dans ce domaine d'activité).
Qu'en est-il de la sous-traitance, notamment, Spie Communications : est-elle toujours remise en cause ? Cette société sera t-elle remplacée par un acteur espagnol ?
Nous ne pouvons évoquer nominativement notre politique de sous-traitance. Sur un plan général, la sous-traitance pourra être impactée sur certains domaines, mais il n'est pas question d'arrêter la sous-traitance locale. Deux actions peuvent concerner les prestations sous-traitées : - La maintenance matérielle, jusqu'à présent sous-traitée à trois prestataires différents que nous allons vraisemblablement regrouper sur un seul prestataire (un appel d'offres est en cours) - Certains services de support de niveau 1 (prise d'appel), jusqu'à présent sous-traités qui vont être réinternalisés
Les services confiés à la filiale de T-Systems en Espagne étaient jusqu'à présent effectués par nos équipes ou par des partenaires.
Partenaire ? Sous-traitant ? On peut interpréter cette dernière affirmation comme justement la délocalisation des activités de sous-traitance toulousaine en Espagne Dans ce contexte, le mot partenaire était effectivement synonyme de sous-traitant. Nous ne sommes absolument pas dans une logique de délocalisation de nos activités. Il s'agit juste pour nous de trouver un modèle de production pérenne pour notre site Toulousain, pouvant effectivement impliquer le transfert chez T-Systems Espagne de quelques prestations réalisées jusqu'à présent en partie par nos équipes locales et en partie par nos sous-traitants locaux. Enfin, en ce qui concerne le call center (support de niveau I), combien de salariés de sous-traitance seront intégrés ? Nous ne pouvons faire aucun commentaire sur ce sujet.
Propos recueillis par Frédéric Dessort, Mid e-News |