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Mardi, 28 Octobre 2008 10:40 |
L'infrastructure passe de 80 à près de 300 caméras, dont une bonne partie disposées à l'extérieur. Particularité : une application exploitant l'analyse d'images va être développée. L'appel d'offres lancé par l'aéroport a été remporté au mois de septembre par un consortium composé de Forclum et Axians, associant en sous-traitance l'éditeur I Process (logiciel de supervision pour réseau IP de caméras). Akka Technologies devrait s'ajouter au groupe, l'affaire étant sur le point d'être conclue au moment où nous écrivons ces lignes. Objet principal du contrat : étendre la portée de l'infrastructure et faire basculer les flux de l'analogique au TCP-IP. Les bénéfices apportés par cette nouvelle technologie sont nombreux. En premier lieu, le nouveau schéma a permis d'exploiter le réseau informatique existant. Bénéfice : des économies substantielles de cablage. Les caméras, de marque Bosch, offrent de nouvelles possibilités. Elles embarquent un serveur web qui leur permet de dépasser le stade de simple automate fonctionnant sur un faible choix de paramètres.  Leur pilotage est assuré via la plateforme d'I Process, qui permet notamment de fixer des « profils » variés de capture d'image. L'interface intégre également la gestion des droits d'utilisateurs (personnels de l'aéroport, police des airs et frontières ou gendarmerie nationale). « Les équipes qui gèrent la vidéosurveillance deviennent ainsi beaucoup plus proactives dans leur travail », nous a t-on confié. Le cahier des charges a en outre fixé le développement d'une application spécifique. Enjeu : automatiser un processus existant : la facturation aux compagnies aériennes des temps d'immobilisation au sol des avions. Ici, l'innovation est basée sur l'analyse logicielle des images filmées par les caméras extérieure (*). Les avions et leur position sont alors identifiés en temps réel par la solution. Ce projet devrait être conduit par le pôle toulousain d'ingénierie informatique d'Akka Technologies, une entité qui était Silogic avant d'être rachetée. La SSII avait mené un projet de R&D, « Avitrack », dont les travaux ont en particulier englobé le besoin de l'Aéroport. Co-financé par la commission européenne, ce consortium associait également, entre autres, l'Aéroport de Toulouse-Blagnac, l'Inria, l'Université de Reading (Angleterre). Contactée, la direction de l'Aéroport nous a indiqué ne pas vouloir s'exprimer sur ce type de sujet. Pour en savoir plus sur les nouvelles technologies liées à la vidéosurveillance, on pourra lire notre article « Demain : quelles applications de la vidéosurveillance et de l'analyse d'image ? » Frédéric Dessort, Mid e-News (*) pour des raisons de protection de la vie privée, le logiciel floute les images des habitations qui passent dans le champ de vision des caméras
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