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Créé le 1er avril dernier et dévoilé dans le cadre du Toulouse Space Show, le GIE TAMS (Geospatial Technologies & Applications for Mobility Solutions) réunit cinq PME membres du groupement Cecile. Les explications de Christian Carle, Président Directeur Général de Pole Star et Président du CECILE Group, à l’origine de cette initiative. Midenews : Quelles motivations ont conduit à la création du GIE TAMS ? Christian Carle : Le CECILE Group, qui rassemble huit PME, a été créé en 2003 dans le but de mutualiser des moyens pour la prospection et le montage de projets. Aujourd’hui, nous avons atteint les limites du modèle associatif. Cinq membres du groupement - Ergospace, Magellium, Navocap, Pole Star et Sodit – ont décidé de s’associer pour fonder un GIE avec comme objectif de pouvoir assurer la maîtrise d’œuvre des projets et d’en assumer la responsabilité, et de développer leur business à l’export. Basé dans la pépinière d’entreprises de Montaudran, ce GIE emploiera trois personnes à court terme. Il s’agit pour nous d’une première étape, sachant que nous envisageons la possibilité de créer à terme une société commune, structure mieux adaptée pour adresser de grands projets internationaux. Midenews : Dans ce contexte, quelles sont les perspectives d’évolution du groupement CECILE ? Christian Carle : L’association va bien sûr perdurer et probablement s’élargir ; nous menons actuellement des réflexions sur le sujet. En l’occurrence, le CECILE Group a permis aux PME d’être présentes au sein du pôle de compétitivité et d’offrir une réelle visibilité à leur activité. Titulaire du label « groupement Export » et porteur du projet FILONAS (Firemen Intervention Location and Navigation System), labellisé par Aerospace Valley, le groupement a signé l’an dernier avec la brigade des sapeurs pompiers de la ville chinoise de Chongqing un accord pour le déploiement d’un système de localisation et de navigation permettant d’optimiser les itinéraires et les temps d’intervention. Nous souhaitons capitaliser ces acquis, continuer d’œuvrer pour associer la recherche et les PME et développer des briques technologiques pertinentes pour les plateformes de R&D de la Région et du Grand Toulouse. Midenews : Ne craignez-vous pas que la création de ce GIE ait une incidence sur vos relations avec les grands industriels du secteur ? Christian Carle : Il est clair que nous ne nous regroupons pas pour prendre des marchés à Thalès, Astrium ou d’autres grands acteurs de la région, mais pour nous développer. Nous recherchons de manière permanente à mettre en place des collaborations équilibrées avec ces acteurs dans le cadre d’une approche où nous avons tous à y gagner. Nous sommes un interlocuteur crédible pour les institutions comme pour les grands industriels. Nous fédérons au sein du groupement CECILE une force de frappe de 200 personnes dans le domaine des applications de la navigation par satellites, pour un chiffre d’affaires consolidé de l’ordre de 15 ME, et nous sommes désormais régulièrement contactés pour travailler sur de nouveaux projets à l’export. Nous souhaitons développer un éco système autour des projets et jouer notre partition dans cette dynamique pour faire de Toulouse une capitale européenne du spatial. Midenews : Quels sont vos atouts dans cette démarche ? Christian Carle : La création de TAMS est le fruit d’une réflexion conduite pendant plusieurs mois avec un cabinet de consultants et avec le soutien de la Région et de la DRIRE. Concrètement, nous avons travaillé pour identifier les compétences clé dont nous disposons, puis établi une matrice de ces compétences et un comparatif sur l’ensemble de la chaîne de valeurs. Cette matrice nous permet aujourd’hui de rencontrer nos partenaires pour nous associer sur telle ou telle thématique et de mettre à profit nos complémentarités pour gagner ensemble de nouveaux marchés, à l’échelle européenne et mondiale. Ainsi, nous avons signé lors du Toulouse Space Show un accord de coopération avec une délégation américaine de l’Etat du Mississipi (le Mississipi Enterprise for Technology). Midenews : Quelle est votre perception du contexte régional face à la concurrence d’autres capitales européennes du spatial ? Christian Carle : La dynamique toulousaine est très compétitive par rapport à des villes comme Munich et Rome notamment, souvent citées en exemple. En l’occurrence, nos principaux concurrents européens ont développé des compétences ciblées sur le système spatial et les technologies satellitaires, alors que nous avons une vision plus exhaustive de ce marché qui nous permet de nous différencier. Nous sommes compétents sur les différents segments applicatifs - localisation et positionnement, télécoms et systèmes d’informations géographiques – ainsi que sur les technologies complémentaires et alternatives. Au-delà de Galileo, il y a en effet une vrai dynamique et un réel intérêt pour les applications de navigation. Les initiatives portées par la Région Midi-Pyrénées autour de la plateforme R&D et du Grand Toulouse avec la plateforme OPEN vont réellement dans le bon sens et permettront d’améliorer notre compétitivité. Nous sommes ouverts à toute cette dimension. Cela justifie notre présence au sein d’Aerospace Valley dont nous souhaitons que le GIE TAMS devienne membre également. Propos recueillis par Chantal Delsouc, Mid e-News
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