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Yannick d’Escatha, président du CNES : « Soutenir les PME est devenu une obligation » PDF Imprimer Envoyer
Lundi, 28 Avril 2008 14:56

Rencontré dans le cadre du Toulouse Space Show, le décideur prévoit des retombées conséquentes de Galileo pour la ville Rose, enfin (re)lancé par l’Europe.

3,4 milliards d’euros, c’est ce qu’il en coûtera à l’Europe. Définitivement acté le 23 avril par le Parlement européen, le financement de la constellation des 30 satellites du programme Galileo sera donc public. Une énorme manne à répartir de pays en pays entre les industriels. Ces derniers ayant l’obligation d’affecter 40% de ces budgets en sous-traitance.

Yannick d'Escatha, président du CNES

Toulouse est bien évidemment bien placée pour mettre en œuvre le programme en grande partie. Ce n’est pas Yannick d’Escatha, président du CNES, rencontré dans le cadre du Toulouse Space Show, qui le démentira : « Le programme Galileo et son précurseur EGNOS ont été conçus par le CNES ici à Toulouse. [...] C’est même nous qui avons déposé les brevets, les fréquences, ensuite transférées à l’ESA et l’Europe. Et c’est donc l’ensemble de la communauté spatiale toulousaine qui est engagée dans Galileo ».

Des PME qui surfent sur les applications de la navigation par satellite, et dont le nombre est semble t-il seulement limité par l'imagination. Comme l'explique le président du CNES :

Plusieurs d’entre elles s’étaient d’ailleurs regroupées il y a près de 5 ans dans le « Cecile Group ». Une association qui a trouvé ses limites et qui vient de se transformer en GIE. (cf notre article). Et le soutien aux PME est aussi devenu un enjeu pour le CNES, qui possédait déjà des participations dans Spot Images, CLS, Novacom Services et Medessat. « Pour nous, c’est une nécessité, c’est une priorité, une obligation, nous estimons que nous devons communiquer l’innovation, soutenir les PME de la région toulousaine. [...] Et nous travaillons en direct avec elles, nous ne passons pas à travers des relais ou des intermédiaires. [Nous avons adhéré au Pacte PME] dont nous sommes très satisfaits », précise Yannick d’Escatha.

Une nouvelle politique de valorisation

Une démarche qui coïncide d’ailleurs avec la signature il y a deux semaines de la nouvelle politique de valorisation du CNES. La dernière version datait de quatre ans. « La notion d’innovation apparait pour la première fois comme un enjeu dans la démarche de valorisation de nos produits. Elle se déclinera selon cinq axes : ressources (eau, pétrole, agriculture…), santé, transports, défense et TIC. En fonction de chacun de ces usages, nous mettrons en place des communautés d’utilisateurs afin d’en faire émerger des innovations. Cela en relation, si possible, avec des start-up que nous soutiendrons », explique Antonio Guell, responsable de la valorisation du CNES.

Entre autres instruments de financement, Telespace Participations, qui peut apporter jusqu’à 500 kEuros dans le cadre de tour d’amorçage. En Midi-Pyrénées, ce fonds est entré au capital de Novacom Services et Medessat.
L’accompagnement se fait au travers de l’Incubateur Midi-Pyrénées, devenu partenaire du CNES.

Propos recueillis par Frédéric Dessort, Mid e-News
Montage de l'interview en audio, Claude Paichard

 


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