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Selon l'IDATE, " La relativement bonne santé du marché Internet est "portée" par l'ADSL. D'ores et déjà présent dans plus de 8700 communes [1] , l'accès ADSL permet de proposer à près de 75% des PME françaises un service haut débit permanent à des tarifs largement inférieurs à ceux des liaisons louées. Désormais plus de 33% des PME connectées y ont recours. " Les offres dites "professionnelles", elles, ne se contentent pas d'offrir une simple technologie d'accès au réseau des réseaux. Elles incluent le plus souvent des services à valeur ajoutée : débits garantis et symétriques, maintenance réactive, sécurisation du transfert des données, etc ... Et les prix augmentent dès lors très rapidement : de 150 euros par mois pour un accès ADSL avec une première "couche" de sécurité et 512 kBit/s en pointe, à 1500 euros par mois pour un accès SDSL à 2 Mbit/s - dit symétrique -. LDCom, Cégétel et Colt annoncent une baisse de 30 à 40% sur le haut-débit professionnel Or, l'ouverture à la concurrence de France Télécom, en 2001, a permit aux opérateurs de téléocmmuniactions d'entamer le "dégroupage" de la boucle locale, non sans de multiples freins de l'opérateur historique, en grande partie résolus aujourd'hui. En accédant au derniers mètres séparant l'abonné du central téléphonique, les opérateurs maîtrisent de bout en bout le réseau. Leur clients vont en tirer deux grands bénéfices : une baisse assez importante des prix sur les offres ADSL, SDSL et sur la téléphonie, et une augmentation des débits. LDCom - qui commercialise ses offres 9 Télécom - , Cégétel et Colt Télécom se sont lancés dans la bataille. Le premier d'entre eux annonce que la commune de Toulouse sera couverte à la fin de l'année, touchant ainsi près de 65% des internautes et 50% des entreprises, et respectivement 79% et 70% de l'agglomération à mi-2004. En fin de compte, Colt Télécom et Cégétel devraient annoncer la même couverture et les même délais, car ils se sont le plus souvent associés au opérations de dégroupage. La mutualisation s'est faite tant d'un point de vue financier qu'opérationnel, au cas par cas sur la dizaine de centraux-répartiteurs de la ville de Toulouse. Les avantages sont véritablement significatifs. La baisse des abonnements atteint souvent 30 à 40% par rapport aux offres qui ne bénéficient pas du dégroupage. Un petit comparatif sur un accès SDSL à débits garantis de 2 Mbit/s en atteste. Les tarifs passent de 1500 à 1000 euros environ par mois, tandis que la qualité de service augmente. En particulier, Cégétel annonce que sur l'entrée de gamme, visant plus particulièrement les TPE, « Net DSL Express » (608k/160k) sera commercialisée à 230 euros HT par mois au lieu de 340 euros HT par mois dans les zones non dégroupées tandis que l’offre « Net DSL Pro », sera commercialisée au tarif de 70 euros HT par mois, au lieu de 110 euros HT. La téléphonie bénéficie aussi de fortes réduction Mais cette petite révolution ne se limite pas aux seules connections Internet. Le dégroupage est dit "total", c'est à dire qu'il concerne aussi les communications téléphoniques. De fortes réductions sont ainsi proposées par les trois opérateurs : de l'ordre de 50% sur les communications et 40% sur les abonnements ! Pour donner un ordre d'idée : les accès de type 30 canaux coûtaient jusqu'à présent 500 euros par mois. Cégétel annonce une offre à 200 euros, LDCom à 210 et Colt, qui ne donne pas de chiffres précis, parler de réduction de 50% par rapport à France Télécom. Autre avantage : les entreprises vont pouvoir s'affranchir de l'abonnement à France Télécom ! L'ouverture à la concurrence lancée en 2001 devient maintenant réalité. Et l'opérateur historique va naturellement réagir : les prochaines offres devraient être annoncées au mois de Janvier. A rajouter à ce tableau, Free, qui fait figure de trouble fête dans le marché des TPE. Son offre ADSL dégroupée associe en effet 2Mbit/s à la téléphonie quasiment gratuite - 1 centime d'euro par minute et 10 heures gratuites - pour seulement 30 euros par mois. Disponible sur la commune de Toulouse, et bientôt sur l'agglomération, elle n'atteint certes pas la qualité de service des offres professionnelles. Ces baisses véritablement significatives, pour l'instant, ne toucheront que les agglomérations de plus de 30 000 habitants, à court et moyen termes. La fracture numérique se fait donc plus sensible, en attendant le vote, au début Janvier, de la loi L1425. Celle-ci permettra aux collectivités locales de devenir opérateurs de télécommunication, d'investir sur les infrastructures et d'attirer les opérateurs en quête de rentabilité. Carte ORTEL : La couverture DSL en Octobre 2003 Frédéric Dessort, MID e-NEWS
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