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De 2005 à 2007, l'off-shore a généré la croissance de Valtech Toulouse PDF Imprimer Envoyer
Dimanche, 14 Octobre 2007 19:19
Dans le contexte Power 8, Valtech Toulouse, 4 millions de CA (groupe Valtech : 100 Meuros), SSII implantée en 1997 dans la ville rose, engage un processus de diversification de son portefeuille de clients. Mais la nouveauté réside dans sa capacité à gérer des projets off-shore.

« Nous renforçons notre capacité à manager, en front-office, les équipes indiennes qui traitent une partie du développement. C’est là que nous avons mûri, à la faveur d’un important projet pour le compte de Thales Avionics », explique David Fairand, directeur général de l’établissement toulousain depuis la fin 2006.

Le dit-projet, initié en mai 2005, a mobilisé, pendant la première année, 7 personnes à Toulouse et 25 à Bangalore (effectif total de Valtech India : 450 collaborateurs). Mais l’effectif toulousain est monté à près de 25 personnes en 2006 : « nous avons pu proposer plus de développement, une fois la maîtrise des process acquis », précise le directeur général.

« On peut dire que c’est l’off-shoring qui a généré notre croissance de ces deux dernières années », souligne t-il paradoxalement. L’effectif de Valtech Toulouse a progressé de 30 à 70 personnes de 2004 à aujourd’hui, tandis que le CA a évolué de 2,1 à 4 Meuros entre les exercices fiscaux 2004 et 2006.

David Fairand, DG de Valtech Toulouse

Aujourd’hui, l’établissement toulousain de la SSII communique sur son positionnement de « centre de proximité », tant pour les clients parisiens que régionaux. In fine, les gains moyens seraient de 10 à 15% en near-shore, en comparant aux coûts parisiens, et jusqu’à 30 à 35 % pour la partie produite en Inde. Une stratégie reprise à l’échelle du groupe : Valtech possède deux autres centres de proximité, l’un en Pays de Galles pour l’Angleterre, l’autre au Texas dans le cadre de son implantation américaine.

Sortir du schéma airbusien

Mais, à l’instar de la majorité des SSII régionales, Valtech Toulouse doit faire face au plan Power 8. Partenaire de GFI Informatique, T-Systems et Atos Origin, Valtech se situe au deuxième niveau de sous-traitance du donneur d’ordre. Réponse de David Fairand : diversifier le portefeuille de clientèle, et stabiliser le chiffre d’affaires lié à l’avionneur (40% du CA aujourd’hui), tout en augmentant la part relative des autres activités. « Globalement nous ambitionnons de générer plus d’activités de développement, alors que nous étions jusque là plutôt positionnés en conseil et assistance technique », ajoute David Fairand.

Autre enjeu pour les mois à venir : la qualité. La certification ISO 9001 a été obtenue récemment. Mais la prise de décision d’aller vers une certification CMMI, envisagée cet été, a été reportée à la fin de l’année. Une exigence de l’ensemble des donneurs d’ordres, que ce soit pour la maîtrise de l’off-shore, ou pour la réalisation des prestations au forfait, de plus en plus demandées.

Précisons enfin que Valtech Toulouse est complétée par Valtech Training, une unité dédiée à la formation comptant une dizaine de formateurs. Les nouvelles technologies y sont expliquées, comme par exemple les nouvelles architectures « client riche », autour d’Ajax ou de Ruby On Rails.

Frédéric Dessort, Mid e-News

 


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