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Devinette : Quel point commun existe-t-il entre les pompiers de Shanghai, les américains de Google Earth et la marine marchande au Gabon ? Réponse : tous – et bien d’autres – font appel à des technologies satellites développées par des entreprises basées à Toulouse. Dès qu’il s’agit d’avoir la tête dans les étoiles, la région ne manque ni d’atouts, ni de compétences : il y a les grands comme le CNES, Alcatel Aliena Space ou encore EADS Astrium ; il y a les PME qui ont réussi, telles Pôle Star, Magellium et Novacom (filiale de CLS). Il y a enfin les start-up en devenir, ainsi Buropap, Abbia GNSS Technologies et Novisoft. Favorisée par les grandes enseignes, cette expertise a depuis été reconnue et officialisée au sein du Pôle de compétitivité Aerospace Valley. Aujourd’hui, Midi-Pyrénées revendique ainsi la place de leader en Europe pour la conception et la réalisation de systèmes spatiaux et leurs applications. Selon l’agence régionale Midi-Pyrénées Expansion, plus de 150 PME graviteraient autour de cette filière et de ses leaders (Le CNES et ses filiales représentent à eux seuls 1200 personnes sur ce secteur). Le marché pèserait ainsi plus de 12.000 salariés, soit 25% des effectifs spatiaux européens ! Cette effervescence a logiquement pesé dans la balance, lorsqu’il a été question de trouver le cœur français du futur système Galileo. Il a aussi permis de répondre en force à des appels à projets nationaux comme VANS ou ULISS. Au printemps 2006, cette compétition intitulée « Utilisation comme levier d’innovation des signaux satellites » a été lancée pour favoriser l’activité à l’échelle internationale. « Le marché des applications de navigation par satellite est en pleine explosion en Asie et aux Etats Unis, rappelait à l’époque Marc Jeannot, ingénieur au Cnes et responsable du suivi technique. Si l’Etat n’aide pas les entreprises maintenant pour qu’elles s’investissent dans ce secteur, nous serons à la traîne par rapport à la concurrence. ». Ces efforts ont permis de mettre en lumière des réalisations importantes, comme les solutions de géo-localisation développées par le consortium Cécile Groupe, sous la houlette de Pôle Star. La signature en 2007, du premier contrat commercial chinois avec les dirigeants de l’entreprise toulousaine sonne comme une confirmation au pays du soleil levant : « C'est potentiellement un projet lourd de conséquences sur le plan économique. D'ores et déjà pour les PME qui font partie du groupement, c'est au bas mot une cinquantaine d'emplois qui seront créés… », estimait alors Christian Carle, PDG de Pôle Star et président de Cécile Groupe. Dès lors, plus rien ne semble s’opposer au décollage des technologies satellites sur Toulouse. La réalisation d’une « Navigation Valley » de ce côté ci de la Garonne fait même son bout de chemin, puisqu’un consortium industriel souhaite financer une nouvelle plate-forme éponyme. Souhaitée par les collectivités territoriales, le CNES et l’Etat, celle-ci pourrait voir le jour d’ici la fin de l’année… à condition que ce nouveau projet apporte la preuve de sa pertinence. Devant les atermoiements de Galileo, certains décideurs veulent s’assurer du bien fondé de ce nouveau projet. Les technologies satellites avancent. Attention toutefois à ne pas tourner en rond. Martin Venzal, Mid e-News
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