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Le plan Power 8 amène aujourd'hui une première déclinaison pour la division informatique et réseaux. Principe : créer une unique structure pilote pour l'ensemble des filiales d'EADS. Dénommée "Shared Services and Deliveries" (SSD), cette entité devrait être présentée au comité exécutif du groupe EADS en pré-proposition le 23 avril prochain, puis sous forme de proposition finale au mois de mai. Elle permettrait d'organiser la gestion, pour tout le groupe, de l'informatique générale (non liée à la production des avions), mais aussi de la finance et des achats. On ne sait pas pour l'heure si SSD sera une division propre à EADS ou une filiale, hypothèses que le groupe n'exclut pas. Mais les syndicats craignent qu'elle ne soit ensuite revendue à une société tierce. Et l'avionneur, répondant aux questions de la CFTC, explique que ce projet amènerait un total de 800 à 1100 personnes à migrer au sein du groupe, « 100 à 120 sur SPACE, autant sur Eurocopter, environ 600 sur AIRBUS, environ 170 sur Defence, environ 70 sur MTAD, siège EADS: une dizaine de personnes ». Au delà, rappelons que le plan Power 8 visera à homogénéiser les cahiers des charges et à réduire encore le nombre de sous-traitants informatiques de premier rang. Une vingtaine aujourd'hui, une quinzaine demain. Une politique d'achat qui n'est certes que le prolongement d'une démarche initiée il y a plus de trois ans. Ajoutons à cela que la pression faite sur les prestataires pour délocaliser une partie de leurs activités se renforcera immanquablement. « En début d'année, Airbus, dans le cadre d'une prise d'information, a demandé aux sous-traitants dans quelle mesure ils ont la capacité à réaliser leurs prestations, localement, dans leurs locaux, et d'autres part, quelles sont les activités qu'ils peuvent réaliser en off-shore. », prévient Michel Corbarieu, Président de Silogic et délégué régional du Syntec Informatique. Mais au delà, très peu d'informations sont apportés par Airbus aux prestataires. « Nous participons à un groupe de travail avec la CCI de Toulouse. Pour l'instant, les décideurs d'Airbus avec lesquels nous sommes en relation nous expliquent que la communication va prioritairement aux activités de sous-traitance "Aérostructures". Pour ce qui concerne les fonctions transverses, dont l'informatique, nous sommes sans information. Impossible de connaître l'impact sur notre secteur d'activité. », regrette Michel Corbarieu. Pour rappel, Airbus France regrouperait environ 1500 salariés au sein de sa division informatique et réseaux, avant la mise en oeuvre du projet SSD. Et 70% de l'activité informatique / réseaux serait sous-traitée. Sur l'ensemble des informations relatées ici, nous avons contacté Airbus France. L'avionneur ne veut faire de commentaires tant que les négociations avec les syndicats ne sont pas terminées. Frédéric Dessort, Mid e-News f.dessort at meleenumerique.com
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