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Un point sur les start-up toulousaines qui portent une innovation de rupture PDF Imprimer Envoyer
Vendredi, 02 Mars 2007 17:28
S'il n'existe pas de pôle de compétitivité « TIC » en Midi-Pyrénées, des start-up y naissent régulièrement chaque année. Elles portent souvent une innovation de rupture développée dans les laboratoires de recherche toulousains, dont le réseau dense et de niveau international offre un contexte fort de potentialités.

Article publié en partenariat avec le magazine In Toulouse

Vous souvenez-vous de la campagne publicitaire d’IBM consacrée au « e-Business à la demande » ? Si oui vous ne savez sans doute pas que l’une des parties essentielles de la technologie sous-jacente est réalisée à Toulouse, par la société Meiosys. Cette dernière avait levé 14 millions d’euros avant d’être cédée à Big Blue en Juin 2005. Anyware Technologies, 3,1 millions d’euros levés en Octobre 2004, œuvre aussi dans les technologies l’information de demain, spécialiste notamment du machine to machine (partenaire de Siemens VDO, Orange, Wavecom,…et du LAAS sur plusieurs projets). La société – environ 50 salariés aujourd’hui - a été sélectionnée par les créateurs de Kazaa et de Skype pour réaliser une partie essentielle de Joost, plate-forme Internet en mode peer-to-peer qui pourrait révolutionner la télévision.

Plus généralement, la région toulousaine bénéficie d’un contexte riche de laboratoires de recherche à la pointe mondiale des TIC. Citons notamment le LAAS (plus gros laboratoire CNRS de France en unité propre avec 560 chercheurs), l’IRIT, l’INSA, l’ENSEEIHT, l’ENSICA et les laboratoires de l’Université Paul Sabatier (UPS). Des spin-off en sont issues : Kineo Cam (simulation de process industriels, LAAS), QOS Design (design et optimisation des réseaux télécom, LAAS), Seanodes (stockage en réseau, IRIT / UPS, levée de fonds de 1,5 Meuros en 2004), SpikeNet (reconnaissance de formes et d'images, levée de fonds de 370 000 euros en 2004 auprès de l'IRDI et le Fonds d'Amorçage de Midi-Pyrénées, laboratoire Cerco - "Cerveau et Cognition" , unité mixte du CNRS et de la faculté de médecine de Toulouse), UpeTec (calcul émergent, IRIT, cf notre article dans ce numéro), Fitting Box (simulation de lunettes en ligne, IRIT / UPS), PianoTeq (simulation de piano, INSA / UPS), Nanotimes (laboratoire CEMES). Soulignons également le développement d'Intexys Photonics (connectique réseau à très haut-débit, collaboration avec le CEA, levée de fonds de 5 Meuros en 2006), d'Hi Stor (stockage de masse, R&D en propre, levée de 1,5 Meuros), d'Intuilab (Interfaces Hommes-Machines, IRIT), de EBM Websourcing (systèmes d’informations étendus, ENSEEIHT/IRIT) et de Fylab (Web Services, R&D en propre, un docteur en informatique).

Demain, les « nano-bio-info technologies » devraient faire aussi parler d’elles : les premiers projets naissent (LAAS, ITAV, IRIT…), tandis qu’une fondation, Innabiosanté, dotée de 21,5 Meuros, abondera dans le domaine.

Frédéric Dessort, Mid e-News
f.dessort at meleenumerique.com

 


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