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Coframi, importante SSII fortement implantée à Toulouse, suit un plan de sauvegarde, depuis le 13 Novembre et sur une durée de six mois. Mais la société n'est pas en cessation de paiement. Pour être précis, c'est le groupe Coframi qui est engagé dans la procédure, y compris les sociétés Coframi SAS (la principale entreprise), la Financière Coframi (holding du groupe), Intelsys (basée à Paris, 100 collaborateurs en 2005) et Comélis (Paris, 15 collaborateurs). Le groupe Coframi compte à ce jour environ 2250 salariés - dont l'essentiel, environ 2100 pour Coframi SAS - et devrait avoir réalisé 147 Meuros de CA sur l'exercice 2006 (chiffre non consolidé). A l'échelle toulousaine, l'établissement régional compte 560 salariés (contre 300 fin 2004) pour un chiffre d'affaires de 35 Meuros environ, selon Pierre Zimmer, directeur régional. A la fin 2005, le chiffre d'affaires de Coframi SAS s'établissait à 128 Meuros, mais l'entreprise était déjà en butte à une dette importante. Celle-ci s'élevait à 90,5 Meuros, mais était constituée d'une grande partie de dette d'exploitation courante, selon le groupe. Les actifs circulants se montaient alors à 50 Meuros (dont 89% sous forme de créances), et les actifs immobilisés à 20 Meuros. La fédération CGT des sociétés d'études, sur cette page du forum de son site, cite la direction s'exprimant devant les délégués du personnel pour expliquer la situation : « En l'espèce, cette nouvelle loi [i.e. le plan de sauvegarde, cf ci-dessous, NDLR] permettra la renégociation de la dette financière qui est apparue suite aux malversations financières dont le Groupe Coframi a été malheureusement victime en 2002 et 2003, ainsi que l'entrée d'un investisseur dans des conditions favorables à la fois pour le Groupe, pour ses salariés et pour le nouvel actionnaire. ». La CGT précise que le montant des malversations atteint les 6 millions d'euros. Contactée, la holding du groupe Coframi, "La Financière Coframi", par la voix de son secrétaire général, Nicolas Gros, confirme que le groupe a déposé une plainte contre les auteurs des malversations financières présumées. Sans vouloir préciser le chiffre de 6 millions d'euros, Nicolas Gros indique que « les personnes poursuivies sont aujourd'hui placées en détention préventive et le procès va s'ouvrir cette année. » Autre explication avancée au déclenchement de la procédure de sauvegarde, le dirigeant précise que la croissance trop rapide (de l'ordre de 20% sur plusieurs années) du groupe a engendré également une dette d'exploitation courante importante (notamment sous forme de BFR). Mais la dette que Nicolas Gros qualifie de "réelle", sur du "long terme", « sur laquelle porte des renégociations, dans le cadre du dispositif, atteint 30 millions d'euros ». Le paiement de la somme due pourra être étalé sur 10 ans et diminuée. Enfin, précisons qu'en dehors de ce contexte, le groupe estime poursuivre une croissance de 10 à 15% en 2007. Pour en savoir plus sur la nouvelle loi de sauvegarde de l'entreprise, en application depuis le 1er Janvier 2006. Frédéric Dessort, Mid e-News f.dessort at meleenumerique.com
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