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Le constructeur entend porter son effectif bordelais à 200 personnes d’ici deux ans pour accompagner son développement sur le marché local. L’Aquitaine séduit décidément beaucoup les grands intégrateurs engagés dans une logique d’industrialisation de leurs services. Ainsi, après Unilog et Atos-Origin l’an dernier, Bull choisit à son tour la capitale girondine pour implanter un centre de services à vocation nationale et régionale. En l’occurrence, il ne s’agit pas vraiment d’une « création », puisque le constructeur est présent à Bordeaux depuis une dizaine d’années, via son entité de recherche et développement - le Centre Informatique et Télécom de Bordeaux (CITB) - qui emploie une centaine de personnes. Spécialisé dans le secteur des télécom et de la finance, ce centre compte notamment comme clients l’opérateur Bouygues Télécom, dont il a créé le portail Internet, le PMU pour lequel il a développé l’application de paris sur GSM, la Communauté Urbaine de Lyon (géo-localisation d’une flotte de véhicules de ramassage des ordures ménagères), ainsi que la plupart des établissements bancaires, via sa solution Argaus, qui gère quelques 25 000 distributeurs automatiques de billets en France. « Aujourd’hui, nous capitalisons sur cette expertise et sur nos ressources pour créer un pôle de production de services, orienté vers les collectivités, le secteur de l’industrie, de la santé et du social. Notre centre de services propose des solutions basées sur les logiciels libres et les technologies Microsoft, dans le domaine de la mobilité, des portails d’entreprises, de la géo-localisation, ou encore des services aux personnels itinérants », commente Jean-Pierre Barbéris, directeur général des activités services et solutions de Bull. Pour diriger son centre de services bordelais, le constructeur a fait appel à Jean-Jacques David, ex directeur général de Bull Grèce. L’équipe d’une centaine de personnes devrait être renforcée dès 2007, l’objectif du constructeur étant de doubler cet effectif d’ici à deux ans, via des mutations internes et des recrutements locaux. « Ce centre va nous permettre de disposer d’un indicateur économique sur nos parts de marché régionales, sachant que nous souhaitons développer notre rayonnement dans un large quart Sud-Ouest », conclut Jean-Pierre Barbéris. Chantal Delsouc, Mid e-News chantal.delsouc at wanadoo.fr
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