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Le 15 Novembre a marqué le lancement de la communication, via plusieurs blogs, autour d'un projet qui pourrait impacter le secteur mondial de l'audiovisuel. Sous le nom de code "The Venice Project" (TVP), l'innovation promet de révolutionner ni plus ni moins que la télévision, en la faisant passer intégralement sur l'Internet et en faisant chuter les coûts de diffusion. Et la start-up toulousaine Anyware Technologies est, selon nos informations, largement impliquée dans le développement. Le projet a été lancé il y a dix mois par Janus Friis et Niklas Zennström, qui ne sont autres que les créateurs de Kazaa et Skype. Rappelons que cette dernière start-up a été vendue il y a un an à eBay pour la modique somme de 4,1 milliards de dollars. Le principe : faire d'Internet le vecteur de la télévision de demain. L'internaute, au travers de sa télévision ou de son PC, pourra sélectionner et partager ses programmes de télévisions dans sa communauté en ligne. Avec, évidemment, la dimension de la vidéo à la demande. Il s'agit en fait d'améliorer et d'adapter la technologie de Kazaa à la télévision. Et ce, « en y associant la puissance sociale de l'Internet; ce projet donnera aux (net-)spectateurs, annonceurs et éditeurs de contenus plus de choix, de contrôle et de créativité que jamais auparavant. », explique l'équipe du Venice Project sur son site. Ici, plus besoin de gros moyens de diffusion. Le principe est simple : au lieu d'envoyer une vidéo depuis de (gros) serveurs, le fichier correspondant est découpé en plusieurs morceaux qui seront répartis sur les utilisateurs qui auront visionné la vidéo. Ces derniers jouent alors le rôle de diffuseur, via leur ordinateur et leur connexion à Internet, en envoyant les dites parties du fichier - plus ils sont nombreux et plus la bande passante requise est faible - au destinataire final. Celui-ci reconstitue alors en temps quasi réel le fichier en rassemblant toutes les parties reçues. Du coup, les problématiques de qualité de services sur le réseau seraient résolues. Les chaines télévision et les vidéos promettent d'être fluides et de très bonne définition. C'est en tout cas ce qu'affirment plusieurs acteurs du projet sur leur blog. Autre corollaire capital, les coûts de diffusion seraient très fortement réduits. A l'heure où You Tube dépense 1,5 millions de dollars par mois pour sa bande passante, on imagine sans peine l'intérêt que pourront y porter les grandes chaînes de télévision. Avec pour autre conséquence un impact économique négatif causé au secteur des opérateurs de diffusion par satellite et hertziens. Anyware Technologies serait fortement impliqué sur le projet Autre nouvelle d'importance : c'est à Toulouse que serait développé l'un des principaux éléments du système. « I was lucky enough to be considered as one of them, and architect the backend systems with a team of 10 people in Toulouse. », explique Sylvain Wallez sur son blog, co-fondateur d'Anyware Technologies et vice-président de la communauté open-source Apache-Cocoon de Juin 2004 à Mai 2006. Selon nos informations, les protagonistes de la photo (cf ci-dessous et deuxième lien ci-dessus) sont des salariés de cette start-up toulousaine, qui avait levé 3,1 millions d'euros il y a deux ans. Contacté, Ludovic Le Moan, président de la société, refuse de commenter les informations diffusées sur les blogs (au nombre de 18 !) cités en référence sur le blog du site du Venice Project. Il confirme toutefois que l'entreprise se développe fortement et qu'elle recrute régulièrement des experts sur les technologies Java/Web afin de collaborer sur des projets ambitieux. « A l'heure où l'on voit émerger des sociétés sur la vague du Web 2.0, nous travaillons déjà sur des composants et des architectures qui constitueront le Web 3.0 : celui de la convergence de tous les médias IP incluant même nos objets du quotidien », précise t-il.  Une partie de l'équipe toulousaine du Venice Project De son côté, Kate Larkin, Public Relation du TVP, indique que la société mère, dont le nom n'est pas révélé, ne donne aucune interview mais précise que Sylvain Wallez y est salarié. Selon nos informations, il serait en fait employé par les deux sociétés. Enfin, notons que, d'ores et déjà, des partenariats auraient été conclus avec de "grands fournisseurs de contenus", comme l'indique sur son blog Benjamin Francisoud, un des salariés d'Anyware Technologies. Un marché donc particulièrement important pour la jeune pousse toulousaine, dont l'effectif vient de dépasser les 50 personnes. D'autant que, si elle maîtrise une partie essentielle de la technologie du Venice Project, Anyware Technologies devrait logiquement entrer dans le giron de la société mère. Avant qu'un Google ou un autre géant des médias ne vienne s'en approcher de trop près. Frédéric Dessort, Mid e-News
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