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Le 8 Juin, au centre de congrès Diagora de Labège-Innopôle, la Mêlée Numérique, 10 ème du nom, aura pour ambition de faire toucher du doigt l'ampleur du changement qui s'instaure peu à peu dans l'économie. 6 ans près son premier opus, la journée phare de l'association La Mêlée couvrira, au travers d'une vingtaine d'ateliers, les impacts des TIC sur tous les métiers de l'entreprise. Le grand débat de la fin de journée « Les TIC au coeur de la mondialisation » associera des patrons de PME qui viendront témoigner de leur expérience. Il sera animé par Philippe Bournhonesque, directeur France du développement d'IBM Software Group. Il explique le message que la table ronde devra faire passer : « L'informatique, aprés avoir été vue comme un centre de coût, doit absolument être vue maintenant comme un vecteur d'innovation - en effet, les pays émergents ont une vision offensive des TICs. Innovation dans l'intégration des processus de l'entreprise vers ses partenaires et clients, innovation dans la collaboration des individus et des équipes et innovation également dans l'exploitation de l'information, qui est un capital essentiel de l'entreprise ». A souligner également que le 8 Juin se tiendra la dixième Heure de l'AperiTIC, animée par Maggie Gorse, ancienne directrice marketing d'IBM. Le déjeuner-débat sera intitulé « Internet, 10 ans après, 10 ans devant : entre deux mondes ». A travers l’étude de cas concrets de l’« ancienne et de la nouvelle économie » (Ebay, Google, Yahoo, Microsoft versus Ford, GE, Mac Donalds, IBM), la consultante montrera comment Internet a révolutionné la création de valeurs et la création d’emplois. A partir de ces analyses, elle présentera les modèles économiques probables de notre économie pour les 10 années à venir. L'évolution des usages subit un nouveau coup d'accélérateur Mais il faut situer la tenue de la 10ème Mêlée Numérique dans le contexte actuel des usages d'Internet. Celui-ci subit un nouveau coup d'accélérateur, qui pourrait accentuer encore un peu plus la fracture numérique. Aujourd'hui, plus de 50 % de la population est connectée à Internet. Et parmi les plus expérimentés des internautes, les usages nouveaux du Web 2.0 se font jour. Ils deviennent véritablement actifs. Après une pratique qui se résumait à la consultation des sites ou à l'achat en ligne, ils engagent un véritable partage de l'information : réseaux sociaux et professionnels dynamisés à l'aune des forums de discussion, blogs et autres Viaduc, commentaires sur les produits vendus sur la toile sur Ciao.com, partage de photos sur FlickR.com, des sites favoris sur del.icio.us, des livres que l'on affectionne sur librarythings.com (les start-up du Web 2.0 fleurissent dans la Silicon Valley, cf cette note de Francis Pisani)... De plus en plus, les internautes sont autonome dans leurs choix et deviennent les décideurs économiques lorsqu'ils se regroupent. Le commerce et la distribution passerait-il ainsi d'un modèle du "push", d'une production centralisée et intégrée, à celui d'une économie du "pull", plus diverse dans ses produits, catalysée par des "entreprises plate-formes" ? Pour donner idée de celles-ci, leur valeur ajoutée se situerait dans leur capacité à mettre en connexion les demandes de plus en plus spécifiques des clients à un panel élargi de partenaires et fournisseurs. Amenant pour corollaire la disparition d'un certain nombre d'intermédiaires et donc aussi d'un certain nombre de coûts. A Toulouse, la jeune PME CKado.com est représentative d'un tel concept. Son site Internet permet de comparer en temps réel les offres de multiples commerçants et distributeurs d'informatique, de son & image et d'électroménager. Une possibilité offerte par l'interconnexion permanente des systèmes d'information. Avec pour avantage supplémentaire : vendre sans stocker aucun produit. L'entreprise connait un véritable succès. 840 000 PME totalement déconnectées de l'économie numérique Et pourtant. « 840 000 PME sont complètement déconnectées de l'économie numérique et 15% d’entre elles seulement profitent pleinement du potentiel offert par les Technologies de l’Information et de la Communication », introduit Olivier Midière, Président de la Mission « TIC et TPE » dans son récent rapport « Objectif Economie Numérique » remis au Ministre des PME, Renaud Dutreil. Un document qui vise à orienter le gouvernement dans sa récente mission « Donner aux PME l'accès à l'Economie Numérique ». Pour Marielle Gaudois, présidente du Groupement des Industries de Santé en Midi-Pyrénées, « Les technologies Internet sont adoptées, utilisées, maîtrisées. Cependant les évolutions et adaptations sont toujours possibles, voire souhaitables pour anticiper (puisque gouverner c'est prévoir...). Les principaux freins : le manque de temps, le manque de compétences dédiées, l'absence de moyens mutualisés. » Gérard Libéros, président du GIPI et patron de Socorem, PME spécialisée dans l'installation de réseaux et systèmes électriques dans les entreprises, confirme à son niveau le retard pris : « Nombre de chefs d'entreprises parmi notre clientèle considèrent encore que Internet est un effet de mode ou que c'est à la secrétaire de traiter le sujet. De fait, peu sont véritablement connectés, ce qui entraîne une conséquence pour Socorem : alors que nous avons intégré un ERP, nous n'avons pas encore déployé de portail Internet de services pour nos clients et fournisseurs. ». Informations sur la Mêlée Numérique 10 Inscriptions Frédéric Dessort , MID e-NEWS
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