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« Il existe des solutions opérationnelles et économiques pour amener le haut débit dans les zones blanches. Le réseau WiFi que nous avons déployé au début du printemps en fait la démonstration , explique Sylvain Lacaze, Président de l'association WiFi Quercy, dans le Lot. Pour faciliter l'accès au haut débit, il faut maintenant mutualiser les énergies et les expériences au sein d'une structure, qui pourrait être une confédération des WiFistes ruraux ». Le constat du fondateur de WiFi Quercy est fondé sur la multiplication des initiatives dans le domaine des réseaux WiFi. En Midi-Pyrénées, des solutions comparables ont été mises en place, entre autres, à Vaour (81), à Viviers-les-Lavaur (81) ou à Villeneuve-Tolosane (31), sans oublier les projets également retenus par l'ARCEP (ex ART), comme ceux de France Télécom à La Cavalerie (12), à Saint-Salvy-de-la-Balme (81) et à Marciac (32), ou encore ceux de l'association Nostre Pais à Saint-Jean-Alacapies (12) ou d'E-Qual pour les communes de Montcuq, Martel, Salviac, Ceyme et Rothais (46). « Au-delà de Midi-Pyrénées, nous avons pris de nombreux contacts avec des associations ou des collectivités d'autres régions, qui mènent ou prépare le déploiement de réseaux WiFi , poursuit Sylvain Lacaze. Ces échanges ont notamment eu lieu dans le cadre du Printemps du WiFi, que nous avons organisé les 4 et 5 juin derniers à Saint-Cernin, et du colloque « Haut débit et Territoires », le 20 juin dernier à Paris. La diversité des projets, notamment en ce qui concerne leur financement et leur modèle économique, rend absolument nécessaire un partage des compétences ». Officiellement, il existe 3 000 projets alternatifs en France, mais nombre d'entre eux n'aboutissent pas, du fait de coûts de déploiement trop élevés et de l'absence de financement. En l'occurrence, le réseau créé par WiFi Quercy n'aura coûté que quelques milliers d'euros. Autorisé par l'ARCEP, il n'a reçu, pour l'instant, que le seul soutien du Parc Régional des Causses du Quercy. « C'était la meilleure solution pour irriguer le canton de Lauzès, qui est l'un des moins peuplés du Lot, avec moins de dix habitants au kilomètre carré. Pour atteindre les quatorze utilisateurs actuels du réseau, il a ainsi fallu mettre en place pas moins de huit relais. L'investissement de départ doit rester acceptable pour tous les intervenants, qu'il s'agisse des collectivités, des associations ou des utilisateurs professionnels et privés ». Entre autres exemples, WiFi Quercy se targue d'avoir monté ses six premières antennes avec la somme de… 22 euros. Le réseau concerne aujourd'hui trois communes (Saint-Cernin, Lauzès et Sabadel) et va capter l'ADSL à Labastide Murat, distant de 6 kilomètres du relais le plus proche. L'association portera le débit à 4 Mbits/s début juillet et à 6 Mbits avant la fin de l'année. L'investissement, pour les utilisateurs, consiste en un droit d'entrée de 150 euros et d'un abonnement de 20 euros par mois. Par ailleurs, la prestation de WiFi Quercy intègre la configuration des matériels, l'assistance, un antivirus, un antispam et un firewall d'entreprise. « Ces solutions accompagnent la montée en charge de l'ADSL et, parfois, l'accélèrent. Dans tous les cas, si le raisonnement économique qui prévaut pour la couverture en haut débit avait guidé les choix de l'Etat pour les réseaux d'eau et d'électricité, nos communes n'auraient aujourd'hui accès ni à l'un ni à l'autre », conclue Sylvain Lacaze. Pascal Boiron , MID e-NEWS
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