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Fracture numérique : GirouNet veut faire entendre sa voix PDF Imprimer Envoyer
Vendredi, 16 Juillet 2004 17:28
Le temps du L1425 est venu. L'article de loi, inscrit dans le projet de la Loi pour la confiance dans l'Economie Numérique (LEN), a été promulgué il y a un mois . Il donne désormais un cadre juridique sécurisé pour les collectivités locales qui veulent intervenir directement dans le champ des télécommunications. Erigée comme solution anti-fracture numérique, le dispositif sera t-il utilisé par les politiques ?

Près de 1000 foyers sur 5000 ne seraient pas éligibles à l'ADSL

Pour l'heure, c'est un collectif citoyen qui va au devant des décideurs pour les alerter du problème " GirouNet ", mené par Eric Fruit, consultant en télécommunications et précédemment manager d'123 Multimédia, va se constituer en association dès le 22 Juillet prochain. Elle aura pour vocation d'alerter les décideurs et politiques des lacunes en matière d'accès à Internet sur le territoire de la Communauté de Communes du Girou. Celle-ci regroupe deux cantons à 15 km au Nord-Est de Toulouse et rassemble environ 13 500 habitants. Et Eric Fruit évalue à 2000 personnes la population du territoire qui n'est pas éligible à l'ADSL. " Nous avons réalisé une étude précise sur la commune de Gragnague, qui compte 1800 habitants. Et c'est environ 300 foyers qui ne peuvent accéder au haut-débit. Le problème vient de la distance au central téléphonique : la plupart sont en bout de ligne. Si bien que par exemple, la mairie accède à l'ADSL et l'école, pourtant située à 100 mètres en est dépourvue. ". Ce que confirme Daniel Calas, président de la Communauté de Communes et maire de Gragnague, qui ajoute " Beaucoup de cadres moyens sont installés sur notre territoire, situé en bordure de l'agglomération toulousaine. Et ils sont très demandeurs d'Internet haut-débit. De fait, nous allons créer une commission qui sera chargée d'examiner les solutions possibles. Notamment le nouveau cadre réglementaire de la LEN, qui nous donne les moyens d'intervenir sur l'aménagement numérique du territoire ".

Mais du chemin est encore à parcourir pour combler la lacune en matière d'infrastructure de télécommunications. Une étude géomarketing et technique pourrait être lancée assez rapidement pour ensuite fixer des choix d'investissements et de technologies. Pour Eric Fruit, la solution la plus judicieuse passerait par les technologies radio, notamment le Wimax ou encore par les couplage satellite-Wifi. Une option qui permettrait d'inscrire la collectivité dans le cadre de financements européens, conjoints par exemple à ceux du Conseil Général ou au Conseil Régional. Ce dernier, qui a dégagé un fonds de 40 millions d'euros pour les projets d'infrastructures haut-débit, réfléchirait actuellement à la possibilité d'être lui-même maître d'ouvrage sur les zones les plus délaissées par les opérateurs. En les couvrant par des technologies hertziennes.

Frédéric Dessort, Mid e-News
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