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La SATT formalise ses partenariats avec deux des membres du Pres, qui sont à la fois ses actionnaires mais aussi les premiers concernés par la valorisation de leur recherche publique. L’INP Toulouse et UT1 Capitole confient mandat exclusif à Toulouse Tech Transfer pour valoriser leur propriété intellectuelle.
En photo : de gauche à droite, Olivier Simonin, Président de l’INP Toulouse, Bruno Sire, Président d’UT1 Capitole, et Pierre Dufresne, Président de TTT. Crédit photos : Hélène Ressayres – Touléco.
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La SATT Midi-Pyrénées (société d’accélération du transfert de technologies), baptisée Toulouse Tech Transfer et lancée en janvier 2012 au titre des Investissements d’avenir, a pour mission de transformer les découvertes issues des laboratoires publics de recherche régionaux vers des applications industrielles. La signature des deux premières conventions de partenariat de la SATT avec l’université Toulouse 1 Capitole et l’Institut national polytechnique (INPT, qui regroupe sept grandes écoles d’ingénieurs) peut surprendre dans la mesure où ces établissements sont eux-mêmes membres du PRES*, actionnaire à hauteur de 42% de la SATT aux côtés du CNRS pour 25% et de la Caisse des dépôts et consignations pour 33%.
Un mandat exclusif de valorisation de la propriété intellectuelle des établissements
« Par le biais de la signature de ces partenariats, ces établissements donnent mandat exclusif à TTT pour valoriser leur portefeuille de propriété intellectuelle et leurs technologies. Ils renoncent à leur propre SAIC ou département valorisation précédemment en charge de ces transferts vers le monde de l’industrie. Une façon d’éviter les lenteurs liées à la signature d’un contrat pour chaque projet », explique Pierre Dufresne, président de TTT.
Un signal fort donné à la SATT par les deux établissements mais attention, Olivier Simonin, président de l’INP Toulouse, prévient : « Nous savons ce que nous perdons avec un SAIC réactif et nous voulons garder ce niveau de service. Nous souhaitons aussi rester visible au travers de la SATT, garder notre image pour continuer à capter des contrats de recherche ambitieux. » De fait, l’INP Toulouse affiche aujourd’hui une centaine de contrats de recherche actifs, représentant près de 15 à 20 millions d’euros de financement, pour une dizaine de brevets déposés annuellement. « On espère qu’avec la SATT, l’INP Toulouse déposera le double de brevets dans les années qui viennent », souligne Olivier Simonin.
Le droit, aussi, source de plus-value
Du côté d’UT1 Capitole, la signature du partenariat avec la SATT s’apparente à « un acte symbolique d’adhésion à la communauté du site universitaire toulousain », selon Bruno Sire, président de l’université toulousaine, surtout au vu des spécialités de l’établissement, hors du champ classique de la recherche technologique. Cependant, Bruno Sire a d’ores et déjà annoncé le dépôt d’un dossier « Serious Game », de plateforme internet d’assistance juridique pratique et grand public.
« Un outil accessible à tous dans la défense de ses droits, par exemple dans les cas de garde à vue, instance de divorce… Les magistrats seront aussi impliqués dans la mise à jour d’un tel outil. L’idée serait à terme de créer une entreprise sous forme d’association entre professionnels et notre université. Le développement du logiciel, le dépôt de marque, le tour de table…La SATT va nous aider à mettre au point le modèle », détaille Bruno Sire.
TTT évalué trois ans après sa création
TTT, disposant de 70 millions d’euros sur dix ans, vise la création de soixante projets de transfert et de dix start-up par an, soit la création de 3.000 emplois en dix ans. Des objectifs importants puisque sur les 70 millions d’euros, 21 millions d’euros ont déjà été versés pour assurer les trois premières années d’existence de la SATT. Au bout de ces trois ans, une évaluation « go/no go » aura lieu libérant ou non les financements à venir. D’autres conventions de partenariat exclusif avec des membres fondateurs du PRES sont à l’étude. Pour le Cnes, l’Onera ou l’Inra, l’exclusivité resterait problématique.
Isabelle Meijers
*Pôle de recherche et d’enseignement supérieur, la structure qui chapeaute l’enseignement supérieur régional.
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