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Bernard Dupuy, ingénieur ENSEEIHT de 28 ans, va lancer un projet de covoiturage pour personnes malvoyantes et non-voyantes (le nom prévu est Covoiturage Handicap). Le test grandeur nature se déroulera dans le sud-est toulousain dans les prochains mois. L'idée de développer un covoiturage spécialement conçu pour les handicapés visuels est née d'une relation de la cousine du chef d'entreprise. « Elle avait un collègue, François Moreau, informaticien, qui, à 56 ans, a eu un décollement irrémédiable de la rétine, et qui n'a donc plus pu exercer. Il a développé, en région parisienne (à Aulnay-sous-Bois), un système de covoiturage entre les gens malvoyants et des bénévoles. Le système a fonctionné de bouche à oreille » explique-t-il. Suite à un appel à propositions du Ministère de la Recherche et des Nouvelles Technologies visant à utiliser Internet dans le cadre de l'handicap, le jeune ingénieur a pensé que l'idée de François Moreau pouvait être développée à grande échelle, via l'Internet et l'audiotel. L'IRIT, la mairie de Toulouse, le SMTC et SFR se positionnent pour devenir partenaires Le principe est simple: un serveur met en parallèle les offres de trajet des bénévoles et les demandes des personnes handicapées, et envoie un sms à chacune des personnes concernées pour les mettre en relation. Le projet est développé en partenariat avec l'IRIT, et plus particulièrement avec l'équipe Diamant, spécialisée dans la synthèse et la reconnaissance vocale. Pour ce qui est du financement, la Mairie de Toulouse et le SMTC sont prêts à investir, d'autant que l'initiative se conjugue avec le récent Websourd. SFR, quant à elle, financerait la recherche et la mise à disposition du serveur vocal et des téléphones mobiles associés. Le Grand Toulouse, le PLIE (Plan Local pour l'Insertion et l'Emploi) et l'association Entrepreneurs dans la cité se disent également intéressés. De multiples avantages pour les déficients visuels et pour la ville Les avantages, que ce soit pour la ville, ou pour les personnes concernées, sont pléthores. Bernard Dupuy précise : « Souvent, les personnes malvoyantes n'osent pas aller dehors car les transports en commun ne sont pas forcément adaptés. Le système leur permettra de sortir plus aisément. De plus, cela créera une mixité entre les personnes malvoyantes et voyantes, et, pourquoi pas, les personnes pourront se recontacter pour d'autres activités. Cela leur permettra également de pouvoir aller travailler plus facilement. » Les personnes handicapées devront-elles payer ? Covoiturage Handicap « ne sera pas forcément payant au début. A terme, on peut imaginer des abonnements ou une surtaxe sur chaque communication ». Chiffré entre 100 et 150 000 euros, la mise en place du procédé doit intervenir à l'été, après avoir nécessité un an de préparation. « Si notre lancement à l'échelle du Sud-Est toulousain est concluant, nous étendrons le dispositif à l'agglomération. » Jérôme Boloch, Mid e-News
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