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Le 9 Février dernier a été posé le document fondateur du plan gouvernemental consacré à l'Administration Electronique. Le plan ADELE (ADministration ELEctronique) est très ambitieux : près de 1,8 milliards d'euros sur la période 2004/2007. Trois grands chantiers, Copernic ( paiement des impots en ligne ), Accord (système comptable de l'Etat) et Hélios vont mobiliser à eux seuls 850 millions d'euros. Les autres grands axes concerneront l'évolution de la carte Vitale, la mise en place de la carte d'idendité électronique (CNIE) ainsi que la modernisation des systèmes d'informations de l'Etat. Sous-tendu à ce budget : la réalisation d'importants gains de productivité et le développement à coût constant de nouveaux services. Le gouvernement argue en particulier, sur la base d'une étude CNAM, du coût estimé des téléprocédures, pouvant être 100 fois plus faible que son équivalente procédure papier. Au total, l'Etat s'est fixé des gains de productivité de 5 à 7 milliards d'euros par an à partir de 2007. Plus généralement, l'Etat vise, au travers de 140 mesures pour 300 nouveaux services, quatre types de population : le citoyen ( 3939 Allo service public, mon.service-public.fr, CNIE, dématérialisation de l'Etat civil, ...), les agents administratifs (formation et conduite du changement, carte d'agent public, dématérialisation du Journal Officiel), les entreprises (service emploi entreprise, dématérialisation des achats publics), et les collectivités locales (dématérialisation du contrôle de légalité et des circuits comptables et financiers, ainsi que les SIG). Le cadre posé par le plan ADELE, imprécis à l'égard des collectivités locales, donne les grandes lignes stratégiques Le plan ADELE a été conçu, au travers de l'Agence pour le Développement de l'Administration Electronique (ADAE), avec l'ensemble des acteurs concernés : associations d'élus, éditeurs; industriels, ... Ceux-ci participent à l'élaboration du cadre commun - notamment technique - nécessaire au lancement des projets à l'échelle des collectivités locales. Celles-ci auront naturellement à définir leurs propres e-services, en mutualisant les infrastructures afin d'éviter les redondances.
Le document gouvernemental du plan stratégique de l'administration électronique ne précise pas encore de de modalités financières (notamment la participation croisées de l'Etat) mais prévoit de " ... de développer la pratique d’expérimentations locales de dispositifs nationaux. C’est ainsi que l’agence pour le développement de l'administration électronique assistera les acteurs locaux des agences régionales afin que les collectivités territoriales maîtrisent les nouveaux outils de l’administration électronique et développent en partenariat des services pour leurs usagers et pour leurs propres besoins. Les collectivités territoriales doivent pouvoir offrir des services avancés d’administration électronique (services personnalisés, accès aux comptes et données personnelles). Elles doivent également pouvoir donner accès à partir de leur site internet à toutes les ressources, locales ou nationales de l’administration en ligne. Les conditions de la mise en place des infrastructures nécessaires seront étudiées afin d’offrir un bouquet de service à leurs citoyens à moindre coût. ".
Magnus, intégrateur de solutions informatiques et Internet pour les mairies et collectivités locales, se positionne naturellement dans le cadre posé par l'Etat. Hervé Depoilly, directeur Marketing produits de la société toulousaine, explique : " Je pense qu'un des grands enjeux de la dématérialisation est l'interopabilité des systèmes d'information. Il y a donc un nécessaire besoin de normalisation que l'ADAE doit cadrer de manière plus forte, en mettant en place des groupes de travail sur différents domaines : l'enfance (écoles, crèches, ...), la gestion financière, les transports, ... Il faut trouver une normalisation rapide et évolutive, pragmatique mais il ne s'agit pas de mettre d'accord tout le monde d'un coup. En tant qu'éditeur, nous souhaitons qu'il y ait des réunions de travail plus nombreuses avec des objectifs très court terme d'aboutissement des langages communs. J'ajoute que nous avons ressenti une forme de défiance voire d'exclusion dans certains débats ou forums. C'est dommage, car je ne vois pas comment nous allons parvenir à des solutions opérationnelles sans une implication plus étroite des éditeurs et prestataires" David Barthe, consultant Tactis, conseille les élus : " Face à cette avalanche d’annonces et de projets, les communes doivent se positionner de manière pragmatique. Elles peuvent profiter de la dynamique de l’Etat afin d’initier des projets locaux s’intégrant dans les lignes directrices définies par ADELE. Il est dès lors indispensable de penser la dématérialisation avec pour objectif direct d’amélioration du service rendu aux usagers. Cette visibilité permet de crédibiliser le projet aussi bien vis-à-vis des élus que des services. Par ailleurs, les projets doivent avoir une prise directe sur leur environnement et la cible recherchée afin de mobiliser l’ensemble des relais, qu’ils soient associatifs, économiques et politiques. " Frédéric Dessort, Mid e-News
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