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La Commission européenne au chevet de 12 projets innovants à Toulouse PDF Imprimer Envoyer
Dimanche, 25 Septembre 2011 15:41

Une initiative intéressante de rencontre entre des TPE innovantes de Toulouse et la Commission européenne a été menée par Alexandre Marciel, adjoint au maire de Toulouse. Le but, obtenir des financements de l’Europe. Mais si l’opération paraît séduisante, elle ne contente pas tous les chefs d’entreprise.

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Sur la photo : Khalil Rouhana, représentant de la commission européenne en visite à Toulouse ces 20 et 21 septembre. Crédits photos : Théo Renaut Touléco.fr.

Comment accélérer le financement de start-up toulousaines innovantes ? Alexandre Marciel, adjoint au maire de Toulouse en charge de la logistique urbaine et de l’éclairage public, a accueilli pour deux jours, les 20 et 21 septembre, une équipe de la Commission européenne dans le cadre de leur opération appelée « Going really local ».

L’objectif, la présentation d’une douzaine de projets innovants toulousains dans le domaine de la domotique urbaine et de la e-santé pour accéder à des financements européens. Au programme, visite de la maison intelligente de Blagnac, présentation du « tool box », plateforme de tests toxicologiques, portée par le laboratoire Toxalim, rencontre avec Lyberta, concepteur d’un système de géolocalisation des places de parking, ou encore avec Viha Concept et son trottoir intelligent récupérateur d’énergie.

Une mise en réseau de ces TPE

« Chaque année, les fonds européens , accessibles à tous les membres de l’Union, ne sont que partiellement utilisés. Or nos TPE peinent à accéder aux financements par le système institutionnel classique. L’idée est donc une visite sur le terrain de la Commission européenne pour une mise en contact directe », explique Alexandre Marciel. C’est d’ailleurs tout l’esprit de l’initiative « Going really local » lancée par la commissaire européenne en charge de la société numérique, Neelie Kroes.

Le représentant de cette mission en visite à Toulouse, Khalil Rouhana, détaille son action : « Il y a 23 millions de PME en Europe contre 22,5 millions aux Etats-Unis. Contrairement aux idées reçues, l’Europe est bien une terre de création d’entreprises. Le problème vient ensuite concernant l’accès aux financements. Or, pas de financements si la PME ne peut se prévaloir d’un marché significatif pour ses ventes. Elle entre alors dans un cercle vicieux puisque sans financements, comment la PME peut-elle finaliser son produit, l’adapter à son marché potentiel et le marketer ? »

Et c’est là que la Commission européenne intervient, en offrant la possibilité de partenariat avec des laboratoires, des clients potentiels, des villes ou des collectivités locales, par le biais d’appels à projets européens, financés dans ce cadre à hauteur de 75%.Après cette étape, fort de cette démonstration de marché, la PME peut se tourner vers des investisseurs, assure Khalil Rouhana.

Des fonds certes, mais de la lenteur

L’Europe dispose ainsi de 1,4 milliard d’euros en 2011 pour le soutien de ces programmes de recherche et développement. Ce chiffre passera à 1,6 milliard d’euros en 2012 et 1,7 milliard d’euros en 2013. Des sommes colossales mais le système européen est-il assez réactif pour en profiter ? Laurent Villerouge, président de Viha Concept, déplore : « Les représentants de la Commission Européenne ont clairement indiqué qu’ils soutiennent notre projet et qu’il serait possible de mettre en place des aides pour améliorer le produit jusqu’à l’étape d’industrialisation en série. Mais dans tous les cas, quel que soit le schéma retenu, de développement par réponse à des appels à projets associé à la ville de Toulouse couvert à 75% ou de développement avec une grande école toulousaine, dans ce cas couvert à 100%, les fonds ne pourraient être versés avant un délai de 12 à 14 mois. Ce qui signifie un début des travaux d’amélioration dans les 18 mois pour une commercialisation dans 24 à 36 mois. »

Trop tard pour Laurent Villerouge qui s’oriente désormais vers une solution de vente de brevets à une structure extra-européenne. Dommage. La compétitivité de l’Europe dépend aussi de sa capacité à réduire les circuits de financement.

Isabelle Meijers

 

 


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Commentaires  

 
#1 Matthieu Lerondeau 2011-09-30 14:25 Après Toulouse, la Commission européenne prépare de nouvelles rencontres à Issy-les-Moulineaux en Octobre et Paris en novembre-décembre.

Pour participer, informez-vous ici :
http://ec.europa.eu/information_society/events/cf/daelocal/item-display.cfm?id=6981 et faites vos suggestions sur Twitter : #daelocal_fr
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