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Pendant 17 jours à partir du 1er octobre, la 2ème édition de La Novela va rythmer la vie toulousaine. Plus de 500 personnes y travaillent – artistes, chercheurs et universitaires, ingénieurs, hommes et femmes d’entreprises ou du monde associatif, agents des collectivités pour organiser plus de 300 rencontres au cours d’une centaine d’événements. Explication.
-La deuxième édition de La Novela va débuter à la fin de cette semaine, le 1er octobre : quel sera le fil conducteur de l’événement ?
Catherine Guien : Toulouse devient une « ville de la connaissance » et La Novela est une vitrine de ses atouts. Concrètement, les premiers de ces atouts sont les femmes et les hommes qui animent la création et l’innovation dans la cité : les artistes, les chercheurs ou les ingénieurs. L’ambition est notamment de réunir ces différentes communautés, qui ont peu l’habitude de travailler ensemble, et de faire découvrir leurs réalisations communes au grand public. Le ton général de La Novela est que l’accès à la connaissance peut et doit être joyeux. 23 projets de ce type ont été retenus cette année. L’un d’eux, baptisé « A la recherche des souvenirs perdus »*, s’interroge sur l’intuition de Proust sur la réminiscence. Il réunit un professeur de littérature spécialiste de Proust, un neurobiologiste qui travaille précisément sur cette question et une photographe-plasticienne qui projettera l’ombre de ses souvenirs photographiques de Toulouse et un psychanalyste. Cette rencontre a été possible grâce à la Novela et elle éclairera ce sujet sous divers angles. Dans ce cas comme dans les autres, le leitmotiv de La Novela pourrait être : « venez en curieux, repartez savants ».
-La Novela durera cette année 17 jours, soit pratiquement trois fois plus longtemps que l’an dernier. Qu’est-ce qui explique ce changement de format ?
Catherine Guien : La principale raison est liée à la gestion du temps. L’an dernier, le programme, déjà très riche, était concentré sur 6 journées. Le public devait faire des choix, et donc l’impasse sur de nombreux événements. Cette année, avec un programme renforcé, nous évitons cet écueil en étalant La Novela sur une période plus longue, qui comprend notamment trois week end. Cela nous a conduits à créer des ponts entre cet événement et d’autres manifestations et lieux culturels. C’est le cas avec la Cité de l’Espace, la Cinémathèque, le Muséum, le Théâtre Garonne, le TNT et six centres culturels municiapaux ; c’est le cas avec Cinespana, le salon des champignons, les brocanteurs des allées Jules Guesdes, etc. La Novela doit dynamiser la vie de la cité, et non lui faire concurrence.
Ainsi, l’allongement de la durée n’est pas le seul changement de format : il y aura moins de grands spectacles de rue, mais davantage de « micro spectacles » concernant une rue ou un groupe de rues, car la formule semble beaucoup efficace. Les interventions quotidiennes des Colporteurs des savoirs sur les places de la ville devraient connaître un beau succès. Ce qui ne change pas, c’est que tous les événements sont gratuits.
-Le thème du numérique est à nouveau fortement présent : quels seront les temps forts ?
Catherine Guien :« Toulouse numérique » est effectivement l’une des quatre grandes thématiques de La Novela 2010, avec « Toulouse Savante », « Toulouse Etonnante » et « Toulouse Laser », sachant que la technologie laser fête son 50ème anniversaire. Une évolution essentielle est que tous les événements liés à ce thème auront lieu au même endroit, au Centre de Congrès Pierre-Baudis. Une unité de lieu pour rassembler et faire se rencontrer l’ensemble des acteurs de cette filière, dont les utilisateurs que nous sommes tous. Dans les faits, on pourrait parler d’un « anti-salon », dans la mesure où il n’y a rien à vendre ! Grâce à des ateliers, des démonstrations, des rencontres, des débats, nous voulons qu’un véritable échange ait lieu entre ceux qui produisent qui sont très divers et dissemblables et deux qui utilisent et quelquefois subissent.
Au-delà, un des premiers temps forts de « Toulouse numérique » sera la signature d’un accord entre la ville et Wikimedia. C’est une première en France : les Archives municipales et le Muséum mettront à disposition de l’encyclopédie en ligne des photographies issues de leurs collections. Par exemple, c’est la première fois dans l’Hexagone que des objets préhistoriques seront photographiés avant même d’être exposés. Et que ces photos seront accompagnées d’une légende écrite par les scientifiques.
Plus de cinquante sujets seront par ailleurs abordés durant 6 jours, du 2 au 6 octobre, dont le livre numérique, les QR Code, les serious games, la e-réputation, la cyberdépendance, la ville intelligente, les logiciels libres, la e-éducation, l’éco-cité, internet service public, etc. Cette événement novateur n’aurait pu se construire sans une mobilisation générale de tous que je veux remercier : la Caisse des Dépôts, SFR, l’Ardési, la Mélée Numérique, le rectorat et l’inspection académique, l’Université du Mirail, la Cinémathèque, les Archives, Toulouse Game Show, la médiathèque, Ombres Blanches, le centre Bellegarde, et des dizaines de créateurs du web, d’inventeurs du numérique, d’entreprises portant des projets innovants. Sans oublier la part importante de l’équipe web de notre direction de la communication. Tous ont contribué à la définition de cet anti-salon et seront présents pour rencontrer les toulousains du 1er au 6 octobre.
Propos recueillis par Pascal Boiron, Midenews
* Le projet « A la recherche des souvenirs perdus » a réuni Isabelle Serça (spécialiste de Proust), Jean-Marc Devaud (neurobiologiste) et une plasticienne (Judith Lorach) avec le concours de Marie-Jean Sauret (psychanalyste). Les expositions, ateliers et rencontres auront lieu au TNT du 1er au 17 octobre.
Voir le programme complet de La Novela
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